Archive pour 19 septembre 2011

Faut-il tricher sur la photo de son CV ?

Ecrit par wediko sur . Publié dans Entreprise, Innovation, Miwablo

La photo sur le CV… Comment en faire un atout ? Peut-on la retoucher pour être davantage mise en valeur ? Jusqu’où peut-on truquer son image ?

Sur un CV, la limite entre photo flatteuse et photo trompeuse est subtile mais réelle. Une photo flatteuse est celle qui vous met en valeur. Elle doit être d’une qualité irréprochable, bien cadrée, nette, et vous présentez sous votre aspect le plus professionnel. Par exemple : légèrement maquillée si vous êtes une femme, rasé de près si vous êtes un homme. Coiffé, souriant, détendu, dans les deux cas.

Gare aux fautes de goût

Dans tous les cas, oubliez la photo de vacances, même si vous trouvez que votre bronzage vous sied particulièrement. Proscrivez les lunettes de soleil même si vous les adorez, les photos de soirée même si vous vous trouvez un air très cool, ou celles en famille même en la recadrant sur votre visage.

Faites appel à un pro

« Envoyer une photo flatteuse n’est pas de la triche, considère Eric Hauptmann, dirigeant du cabinet de recrutement Solution RH et coach emploi. Il me semble évident, comme pour les présentations CV vidéos, de se mettre en scène et de faire appel aux meilleures techniques pour avoir la meilleure photo sur son CV. Faire appel à un photographe professionnel, pour avoir le bon angle, le meilleur éclairage, le bon fond de couleur, la meilleure position n’est pas tricher et me semble poursuivre un objectif : se mettre à son avantage ! ».

Quelques retouches : pourquoi pas !

En matière de recrutement, la photo est un facteur de discrimination important (cf. testing réalisé par le sociologue Jean-François Amadieu en 2006). Il est donc tentant de corriger par exemple quelques petites imperfections de peau (rougeurs, boutons…) pour se présenter sous son plus beau jour. Est-ce légitime ? « Au moins, cela montre une personne qui soigne son apparence, c’est toujours mieux que le contraire. Il y a simplement des limites à ne pas dépasser » estime Claire Romanet, directrice du cabinet de recrutement Elaee.

Evitez de vous rajeunir

En revanche, évitez la photo trompeuse, celle où vous avez 10 ans de moins ou celle où vous retouchez carrément toutes vos rides, voire votre coupe ou votre couleur de cheveux.  Là, cela relève du mensonge sur votre âge et votre apparence réelle. Or il semblerait que cela soit assez fréquent ! « En agissant ainsi, vous doublez la subjectivité initiale d’un décalage avec la réalité», estime Gilles Payet, coach, spécialisé dans l’accompagnement au retour à l’emploi et animateur du blog Questions d’emploi. « Cela est gênant car ce décalage est dans le mauvais sens : vous créez une mauvaise surprise entre l’image que va se faire ce recruteur et le moment où il viendra vous chercher à l’accueil pour l’entretien. Cette « tromperie » peut le mettre de mauvaise humeur et tendre l’ambiance de l’entretien ».

Photo décalée ou posée ?

C’est possible, mais en veillant à ce qu’elle soit adaptée et réussie. Attention, le faux pas n’est jamais très loin. « J’ai le souvenir d’un CV qui m’a vraiment faire rire et qui a fait le buzz dans ma société, raconte Gilles Payet de Questions d’emploi. Le candidat (de 37 ans) s’était photographié avec un sac en Kraft avec des yeux et un sourire dessiné. Le contenu du CV était dans la même veine mais dénotait aussi un esprit potache « grand enfant » qui ne cadrait pas du tout avec ma définition de poste. L’image est comme une pâte à modeler que l’on donne aux autres : chacun en fait et comprend ce qu’il veut, selon sa culture, sa sensibilité… ». De son côté, Claire Romanet d’Elaee se souvient d’un candidat ayant envoyé une photo de lui, pointant du doigt avec une sorte de rayon derrière lui rappelant l’auréole de Jésus ! « On ne juge pas de façon négative cette façon de faire, dans le cas où on a du mal à reconnaître la personne, c’est juste considéré comme une mauvaise surprise. Néanmoins, ça en dit long sur l’égo de chacun ou sa propre représentation… ».

Optez pour le naturel

« La règle gagnante reste le classicisme en matière de recrutement » rappelle de son côté Eric Hauptmann de Solution RH. Conclusion : optez pour une photo où vous êtes le plus naturel et avenant possible. « La photo doit être un atout et non un frein – photo ratée-  ou un critère trop aléatoire avec risque d’effet boomerang – photo arrangée – » conclut Gilles Payet.

Maviepro.

Dossier : Arrêtez d’étaler votre vie privée au travail…. !!

Ecrit par wediko sur . Publié dans Entreprise, Innovation, Miwablo

S’intégrer dans un groupe ou vendre son expertise sans parler de soi ? Mission 
impossible ! Le tout est de savoir précisément ce que l’on peut divulguer… et à qui.

Le fait a été constaté par plusieurs DRH. Lorsque les festivités au bureau (soirée de fin d’année, apéros, pots de départ…) se raréfient, les salariés invitent davantage leurs collègues à des événements privés : dîner, barbecue, voire mariage. Cette quête de lien social est compréhensible : nous passons près de 1.500 heures par an au travail avec le même groupe de personnes dans un lieu clos. C’est plus que le temps consacré à notre famille ou à nos amis. Une telle promiscuité encourage les épanchements ? Tant mieux : toute communauté a besoin d’affectivité et d’échanges pour s’épanouir. Mais s’il est indispensable de parler de soi pour s’intégrer, il convient aussi de le faire avec prudence en ciblant bien son interlocuteur.

Confiez-vous à un petit cercle de collègues choisis

Révéler une partie de son existence et de ses goûts à ses collègues permet de tisser avec eux un lien de complicité, en fonction de ses affinités, et de développer son réseau. Mieux vaut prendre les devants pour satisfaire leur curiosité : on évite ainsi que celle-ci devienne malsaine et alimente les rumeurs. Pour trouver la bonne mesure, commencez par écouter les autres avant de vous livrer : respecter cette phase d’assimilation de la culture de l’entreprise vous évitera de commettre une bourde fatale ! Olivier de Clermont-Tonnerre, le coauteur de «Toutes les clés du savoir-vivre en entreprise» (éditions Leduc.s), recommande de se cantonner à la sphère personnelle, sans s’aventurer dans la zone privée.

La première englobe les discussions sur des événements anodins de la vie quotidienne (appréciation d’un film, commentaire d’un match de football…) et des éléments de ressenti très généraux («je préfère la montagne à la mer», «la famille, c’est sacré le week-end»…). La seconde, c’est le jardin secret qu’on partage seulement avec ses amis : histoires sentimentales, réseaux privés, événements familiaux…

Parfois, avec le temps, la relation amicale grandit. On peut alors se confier davantage à un petit cercle de collègues choisis… mais jamais à son supérieur. L’exercice de l’autorité et sa mise en œuvre, à travers les outils classiques qui lui sont liés (évaluation, récompense ou sanction), ne sont pas franchement compatibles avec l’amitié, laquelle implique de reposer sur un pied d’égalité avec l’autre.

Sexe, politique, argent…
évitez les sujets sensibles

L’entreprise ne peut théoriquement pas sanctionner un salarié pour des faits de nature privée (à moins qu’ils ne lui portent préjudice, comme dans l’affaire Galliano/Dior). Mais il arrive qu’elle trouve des prétextes pour passer outre.
On se souvient du film «Philadelphia», inspiré de la vie de Geoffrey Bowers, avocat chez Baker&McKenzie. Malgré ses excellents résultats, ce juriste fut remercié pour «insuffisance professionnelle» le jour où ses employeurs comprirent qu’il était homosexuel.

La discrétion doit donc être de mise sur certains sujets : orientation sexuelle, convictions politiques ou religieuses, argent. Cette prudence permet aussi d’éviter les jalousies. «Tu n’as pas besoin d’une augmentation, ton mari est chirurgien, il gagne très bien sa vie», s’est ainsi entendu dire cette ingénieure d’une SSII. Elle aurait été mieux inspirée de présenter son conjoint comme «fonctionnaire hospitalier». Et s’il peut être utile de lâcher au détour d’une conversation le nom d’une relation influente, méfiez-vous là encore des réactions d’envie ou des inimitiés que cela peut susciter.

Brouillez les pistes pour échapper aux stéréotypes

Les clichés ont la vie dure dans l’entreprise, qu’ils soient liés au sexe (les femmes toujours accaparées par les enfants), à l’âge (les jeunes qui passent leur temps sur Facebook) ou à la fonction (les commerciaux champions de la drague). En prendre conscience permet de ne pas se laisser enfermer dans des jeux de rôles réducteurs. Pour justifier un départ anticipé du bureau, cette jeune cadre d’une entreprise lyonnaise préfère invoquer une voiture à récupérer au garage plutôt que son enfant malade. De même, si vous souhaitez tordre le cou à la réputation d’impulsif que vous traînez, annoncez que vous êtes venu à bout d’un puzzle de 1.000 pièces. Effet garanti !

Révélez vos problèmes si vous avez besoin de soutien

Une maladie grave – la vôtre comme celle d’un proche – ou un divorce auront forcément des répercussions sur votre vie professionnelle. N’hésitez pas à en parler à votre supérieur ou à un responsable RH. Vous pouvez vous exprimer en termes précis («mon fils souffre d’un diabète sévère») ou choisir au contraire de rester vague («des problèmes de santé dans mon entourage»). Précisez que les conséquences (absences, baisse de productivité…) seront provisoires. A l’entreprise de décider si elle souhaite modifier temporairement votre organisation. Les temps partiels peuvent revêtir plusieurs formes : horaires aménagés, congés calés sur le calendrier scolaire, jour autorisé chaque semaine…

Solliciter son DRH permet aussi de découvrir l’existence de certaines aides : 1% logement, clauses particulières de la mutuelle, subventions versées par le CE…. Enfin, un problème de santé lourd peut donner lieu à un reclassement à un poste plus conforme à vos possibilités, ou même à une déclaration de handicap, assortie d’allocations.

Sandrine Weisz

Capital

 

 

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