Archive pour 26 septembre 2011

Les quatre nouveaux métiers de l’assurance

Ecrit par wediko sur . Publié dans Entreprise, Innovation, Miwablo

L’actuaire, le souscripteur ou le marketeur sont des métiers bien connus dans le secteur de l’assurance. Mais qui a déjà entendu parler d’un géomaticien ou un d’homologateur ? Dans sonBaromètre Prospectif 2011, l’Observatoire français de l’Évolution des Métiers de l’Assurance a recensé de nouveaux métiers qui interviennent dans les domaines du développement des services, du contrôle de la qualité du pilotage, du reporting, des systèmes d’information, de l’organisation, des études et conseil, etc.

Très clairement ils ne relèvent pas des métiers-cœurs, tels qu’abordés habituellement. Pourtant, ils œuvrent activement dans les domaines de la conception de produits, du commercial et de la gestion de contrats. « Liés aux problématiques nouvelles, au recentrage sur le client, aux enjeux de gestion en temps réel, ou liés aux solutions des organisations, ils semblent avoir la caractéristique d’être des métiers de la transversalité », note l’Observatoire. De quoi susciter de nouvelles vocations, sachant que ces métiers peuvent être exercés directement au sein d’une compagnie d’assurances ou bien, le plus souvent, en rejoignant une SSII.

 

1) Homologateur

Ce qu’il fait : Vérifier la conformité d’applicatifs informatiques et autoriser leur mise en production, contrôler leur cohérence avec l’environnement informatique global.

Son parcours : de formation Bac + 4/5 en informatique ou en assurance (type école d’ingénieur, Master), il justifie d’une première expérience réussie en informatique de gestion. Il possède également d’excellentes qualités relationnelles et a le sens du service.

Combien est-il rémunéré : Un consultant homologation recette assurance touche généralement entre 30 et 45 K€, d’après différentes petites annonces que nous avons recensées.

 

2) Chef de projet Inter / Intranet

Ce qu’il fait : Assurer l’animation, la maintenance et l’évolution des sites Intranet et Internet, valoriser la communication de l’entreprise par ces supports et coordonner les différentes contributions.

Son parcours : titulaire de diplôme d’ingénieur ou bac+3/5, doté d’une expérience significative dans les métiers de l’informatique/technologies web, il dispose d’une solide expérience dans le développement et la gestion de projets.

Combien est-il rémunéré : 35-40 k€ pour un débutant, jusqu’à 45 k€ pour un chef de projet intranet expérimenté et entre 55-65 k€ pour un confirmé (source : kelformation.com).

 

3) Référent contrôle et conformité

Ce qu’il fait : Identifier les risques d’un domaine d’activité, vérifier la pertinence des dispositifs de contrôles internes appliqués, concevoir et proposer des solutions, des indicateurs de conformité ou de qualité. En interne, il travaille en relation avec les directions générale, juridique et financière et en externe, avec les courtiers et les compagnies d’assurance afin de placer les risques à assurer.

Son parcours : de formation Bac+5, il est ingénieur ou issu d’une grande école d’assurance et affiche 5 à 10 années d’expérience en tant que gestionnaire d’assurance ou encore, dans le courtage.

Combien est-il rémunéré : 70-100 k€ pour un Risk Manager, 100-170€ pour un Risk Manager confirmé (Source?: Étude de rémunération 2011 banque & assurance, Robert Half)

 

4) Géomaticien

Ce qu’il fait : Produire des données sur les risques géolocalisés, développer et administrer des systèmes d’informations géographiques (SIG) en coordination avec ceux existants, utiliser des SIG pour les différents besoins métiers.

Son parcours : Diplômé d’ingénieur et/ou titulaire d’un Master SIG, il possède des bases solides en conception et en structuration de bases de données géographiques et, idéalement, en développement informatique.

Combien est-il rémunéré : Comptez 35-40 k€ au bout de 3 ans d’expérience.

 

eFinancialCareers.fr

«Et dire qu’elle avait mis anglais courant sur son CV…» L’Open Space m’a tué.

Ecrit par wediko sur . Publié dans Entreprise, Innovation, Miwablo

Las de voir votre collègue inoccupé poser une fesse sur votre bureau : «Tu fais la gueule aujourd’hui ?» Usé de devoir inventer des stratégies rocambolesques pour s’échapper du boulot avant la nuit sans qu’un collègue ne lance : «Tu prends ton après-midi ?» Sale nouvelle : l’open space, cet espace de travail sans cloisons, a encore de beaux jours devant lui. Pis. Selon Elisabeth Pélegrin-Genel, architecte et psychologue du travail : «Depuis dix ans, on n’en discute même plus. Plus personne ne parle d’inventer de nouveaux modèles d’espace de travail.»

 

Pourtant, Actineo, une association regroupant les entreprises de l’aménagement de bureau, a tenu récemment un débat au titre provocateur : «Faut il fermer les open spaces ?» Sans doute s’agissait-il de surfer sur le succès du livre L’Open space m’a tuer (10 000 exemplaires vendus depuis fin septembre), écrit par deux consultants, Alexandre des Isnards et Thomas Zuber, écœurés par leur environnement de travail. Le livre fait de l’open space le symbole du néomanagement faussement transparent, faussement décomplexé. Le genre d’endroit qui «empeste le nem grillé», et où l’on peut à sa guise participer au «concours de celui qui a reçu le plus de mails en s’exclamant d’un air faussement ennuyé : «Putain, 350 mails !»

 

Alors que 60 % des entreprises françaises se sont mises à l’open space, selon Actineo, les bénéfices pour l’entreprise n’ont toujours pas été prouvés, au-delà du feeling des managers, pour la plupart persuadés que leurs équipes ont gagné en efficacité. «Les entreprises imaginent que l’espace ouvert favorise la communication, le dynamisme, rapporte Michael Fenker, chercheur au Laboratoire espace travail (LET). Mais les études montrent des réalités beaucoup plus diverses.» Tout dépend du secteur d’activité ou de l’âge des salariés concernés. A se demander si le choix de l’open space n’est pas d’abord une question d’immobilier (selon Actineo, il permettrait d’économiser de 10 à 40 % de mètres carrés) et d’idéologie. Réexamen des vertus qui lui sont attachées.

 

L’open space améliore la communication : c’est sûr, on parle plus à son collègue sur un plateau que d’un bureau fermé à l’autre. On hurle plus aussi. Et puis quitte à communiquer, pas bégueule, on communique aussi son stress. C’est ce qu’on appelle «l’effet cocktail». Tout le monde parle plus fort car personne ne s’entend. Davantage d’échanges, certes, mais pas de meilleure qualité. «Des études ont montré que le cloisonnement améliore la communication au travail en permettant l’intimité et la confidentialité»,rapporte Michael Fenker. «On mélange des gens à qui on dit : « Il faut communiquer », mais s’ils ouvrent la bouche ils dérangent tout le monde»,poursuit Elisabeth Pélegrin-Genel. Les entreprises (surtout quand elles sont grandes, riches ou agences de pub) multiplient, à côté des plateaux ouverts, les petites pièces cloisonnées pour organiser des réunions au calme. Pour les pauvres, il y a toujours le casque, les boules Quiès ou l’iPod. Ce qui renvoie tout de suite une sacrée image d’ouverture et de communication.

 

L’open space efface les barrières hiérarchiques : un bureau près du couloir ? Vous êtes un stagiaire. Dos à une fenêtre ? Bravo, pour votre promotion. «L’open space est souvent assimilé à un espace démocratique :« On partage l’aventure ensemble »», ironise le consultant Alexandre des Isnards. On y lit pourtant très bien les liens hiérarchiques. «Ceux qui ont un ordinateur portable sont ceux à qui on laisse la possibilité de s’extraire de la communauté. Les n + 2 ou n + 3 [les supérieurs hiérarchiques, ndlr] ont un placard, même s’il n’y a rien dedans.» AVF Sodexo a déménagé cette année. Le projet a été présenté lors du débat Actineo. L’entreprise a consulté les 450 salariés concernés : ils devaient passer de trente ans de bureaux cloisonnés, à un «full open space». Les salariés ont dit non. Le DG a tranché : c’est open space. Mais «il a fait preuve d’exemplarité, admire le directeur de projet. Il a un bureau à porte ouverte totalement transparent.»

 

L’open space permet de mieux surveiller : c’est la grande réussite de l’open space. «C’est comme le panopticon décrit par Michel Foucault à partir des prisons du XVIIIe siècle, décrypte Elisabeth Pélegrin-Genel. Le surveillant est au milieu de l’étoile et les détenus, susceptibles d’être surveillés tout le temps, intériorisent ce contrôle. L’open space reproduit ce dispositif : on est toujours sous les yeux et les oreilles des autres. Et on est soi-même surveillant des autres.» Quand ce n’est pas le chef qui jette un œil sur votre écran ce sont les collègues qui s’en chargent . «L’autosurveillance, c’est économique et très efficace, estime Alexandre des Isnards. Vous avez une conversation avec un client dans un anglais approximatif et le collègue pense : « Dire qu’elle avait mis anglais courant sur son CV… »»

 

Mais le tout-transparence peut se retourner contre ses promoteurs. «A force d’open space, les salariés se sont habitués à ramener un peu de leur vie privée au beau milieu de leurs collègues. Ça ne dérange plus grand monde de voir son voisin prendre ses billets de train au boulot», estime Elisabeth Pélegrin-Genel. Peut-être pas si efficace que ça le bureau ouvert. «Il est tout de même étonnant que les directions, si promptes à demander des comptes, investissent tant d’argent dans des déménagements sans être sûres du retour sur investissement de l’open space», ironise Michael Fenker.

Article de SONYA FAURE 

Parue sous le titre : Open space, y a encore du boulot

Compagnie. Les espaces sans cloisons ne sont pas la panacée annoncée.

Libération

http://www.liberation.fr/vous/0101304376-open-space-y-a-encore-du-boulot

 

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