Archive pour 28 septembre 2011

Quand passer du “vous” au “tu” ?

Ecrit par wediko sur . Publié dans Entreprise, Innovation, Miwablo

Dans l’univers de l’entreprise, la question du tutoiement cache parfois des enjeux complexes. Quelques pistes pour s’adapter avec tact au statut de ses interlocuteurs.

L’anecdote est célèbre. A un militant qui lui demandait «Je peux te tutoyer ?», François Mit­­terrand, alors premier secrétaire du PS, avait lâché un glacial «Si vous voulez». Quel est le bon moment pour sauter le pas ? Et comment choisir les mots ? Avec un collègue, un supérieur ou un client, passer du vouvoiement au tutoiement est un exer­cice délicat. Selon l’ethnologue Denis Guigo, auteur d’une étude sociologique chez Peugeot, il existe trois barrières implicites au tutoie­ment : les différences d’âge, de sexe et de niveau hiérarchique. Dès lors que celles-ci se su­perpo­sent, les franchir devient problématique. Ainsi, un cadre tu­toiera plus aisément un su­périeur de son âge qu’une subordonnée plus mûre, a fortiori si la différence de statut est importante (on ne tutoie jamais une fem­me de ménage ni le grand patron).

Pour éviter de paraître coincé ou trop familier, il ne suffit pas de connaître les usages en vigueur dans l’entreprise. Le tutoiement est aussi une affaire de milieu social, de références culturelles et d’éducation. Voici quelques suggestions pour passer du «vous» au «tu» en évitant les faux pas.

Avec un client : méfiez-vous d’une trop grande proximité

«Je connaissais ma cliente depuis cinq ans, raconte Thomas, consul­tant. Un jour, elle m’a tutoyé sans s’en rendre compte. J’en ai profité pour lui proposer de passer au tutoiement.» Cette proximité peut se révéler à double tranchant : le client vous permet de nouer avec lui un lien privilégié, vous offrant un avan­tage sur vos concur­rents, mais elle peut aussi vous rendre les choses plus difficiles lors­qu’il faut renégocier un prix ou un contrat. Comment refuser si l’idée vient de lui ? Expliquez qu’il s’agit d’une position de principe : «J’apprécie la proposition mais je m’impose de vouvoyer tous mes clients.»

Avec un collègue : profitez d’un moment de complicité

Le vouvoiement est de rigueur dans votre secteur ? Même dans ce cas, il reste possible de tutoyer des collègues dont vous vous sentez proche. Attendez que le con­texte s’y prête : après une semaine de tra­vail commun sur un projet, par exemple. Ensuite, trouvez la formule adé­quate. Vous pouvez tenter, de manière anodine : «Nous pour­rions peut-être nous tutoyer ?» Ou, si vous n’avez pas vu la personne depuis quelque temps, essayez : «Je ne me souviens plus  : on se tutoie ou on se vouvoie ?»

Avec un supérieur : en règle générale, laissez-lui l’initiative

La règle est simple : la décision revient toujours au supérieur. Attendez donc qu’il vous le propose. Si vous devinez des affinités entre vous, vous pouvez essayer de pren­dre l’initiative, mais assurez-vous qu’il ne vous accorde pas ce privi­lège contre son gré. Si, en revanche, il vous tutoie d’emblée, ne pen­sez pas que cela vous autorise à l’imiter. Tout dépend des ­secteurs. Dans le BTP, le patron tutoie ses subordonnés mais ces derniers le vou­voient. Alors que dans l’informatique, la pub et la communication, le «tu» est généralisé, de la standardiste au PDG.

Tutoyer un supérieur vous met mal à l’aise ? Dans ce cas, abstenez-vous : à trop forcer votre nature, vous risqueriez d’oscil­­ler sans cesse entre le «vous» et le «tu», non sans un certain ridicule. A moins, bien sûr, que votre chef insiste pour vous voir adopter le «tu». En résistant obstinément, vous vous mettriez à l’écart et donneriez de vous une image coincée ou hautaine. K

Propos recueillis par Camille Brimbelles

GUEST COMMENT: Unless you follow this advice, you will come to regret your exit interview

Ecrit par wediko sur . Publié dans Entreprise, Innovation, Miwablo

An exit interview seems like a riskless trade. A fifteen minute nirvana in which you get to vent your spleen after years of grovelling obeisance.

It may seem that there’s limited downside to a frank and forthright exit interview. After all, you’ve already resigned. If you’re going to a competitor, there’s surely a limited amount the most vindictive manager can do to sabotage your prospects. If you’re going to a client, your boss will be facing the prospect of a quite different dynamic the next time you meet across a mahogany table.

Even better, if you’re off to set up an orphanage in Kenya or a smoothie business in High Street Ken, you’re untouchable.

Or not.

In some cases, an exit interview is a totally pointless exercise. These will be the occasions upon which it’s conducted by an HR person with a degree in anthropology from Exeter University. In others, they will have lasting repercussions. These will be the cases upon which they’re conducted by a line manager who will listen to what you say and faithfully relay the impact of the bombs you’ve dropped to your ex-colleagues.

 

Tempting as it may be to drop these bombs. you should do so with care. The City is a small place. You could end up jeopardising your career if you come up against one of the bombed colleagues in future.

There is an art to the exit interview. And it is this:

 

Never criticise someone without appearing, on the face of it, incredibly upbeat, positive and helpful.

For example, don’t say: “X is frankly impossible to work with. He is an inept micro-manager who constantly changes priorities, knows absolutely nothing about the market and has lost us at least four clients over the past six months.”

Do say: “This has been a brilliant place to work and I’m really regretting moving on. A few things could have made my time here better – X has a bit of a reputation for shifting priorities and on one occasion I had to try and patch things up with client Y, but overall it’s been great.”

Trust me. You can and must NEVER burn your bridges in the City of London. Plenty of people end up coming across the same boss twice. Never assume you won’t be one of them.

The author works for an investment manager and has given up telling people how he sacrificed the best years of his life on the altar of investment banking.

 

septembre 2011
L M M J V S D
    Oct »
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930