Archive pour novembre, 2011

Pause n°1 sur le droit du travail béninois : la période d’essai, droits et devoirs.

Ecrit par wediko sur . Publié dans Droit du travail au Bénin, Recherche d'empoi

Principe :

La période d’essai connue dans la législation béninoise par la notion d’engagement à l’essai permet à l’employeur d’évaluer les compétences du salarié dans son travail, notamment au regard de son expérience, de son rendement, et au salarié d’apprécier si les fonctions occupées, les conditions de travail et le climat social de l’entreprise lui conviennent.

Juridiquement, la période d’essai ou l’engagement à l’essai n’est pas obligatoire et ne se présume pas. La période d’essai doit être expressément prévue dans le contrat de travail c’est-à-dire qu’elle doit être écrite. A défaut, le contrat est réputé définitif donc sans période d’essai à compter de la date de sa conclusion.

La durée de la période d’essai au Bénin est variable en fonction du type de contrat et de la catégorie professionnelle du salarié. Elle est renouvelable sous conditions.

Durée

Contrat à durée indéterminée (CDI)

La durée maximale légale de la période d’essai d’un CDI est fixée à :

  • 15 jours pour les employés, ouvriers et manœuvres payés à l’heure ;
  • 1 mois les employés, ouvriers et manœuvres payés au mois ;
  • 3 mois pour les agents de maitrise, les cadres et assimilés

 

Contrat à durée déterminée (CDD)

La durée maximale légale de la période d’essai d’un CDD est fonction de la durée du contrat. Elle est équivalente à :

  • un jour par semaine, dans la limite d’un mois pour les employés, ouvriers et manœuvres.

Exemple : pour un CDD de 18 mois, la durée maximale de votre période d’essai sera de 30 jours.

  • un jour par semaine, dans la limite de trois mois, pour les agents de maîtrise, cadres et assimilés.

Exemple , si votre CDD est de 2 mois, la durée maximale de votre période d’essaie sera de 9 jours.

Début

Lorsqu’une période d’essai est prévue dans le contrat de travail, elle débute obligatoirement au commencement de l’exécution du contrat de travail. Il n’est pas possible de différer le début de la période d’essai.

 

Renouvellement

La période d’essai peut être plus courte si le contrat de travail le prévoit. Elle ne peut être renouvellée que dans le cadre d’un CDI.

La période d’essai d’un CDI peut être renouvelée une fois. La possibilité de renouvellement doit être expressément prévue dans le contrat de travail. La durée totale de la période d’essai, y comprit le renouvellement, ne peut pas dépasser :

  • 1 mois pour les employés, ouvriers et manœuvres payés à l’heure ;
  • 2 mois pour les employés, ouvriers et manœuvres payés au mois ;
  • 6 mois pour les agents de maitrise, les cadres et assimilés.

 

Rémunération

La période d’essai ne doit en aucun cas être confondue avec un stage en entreprise. Elle doit être obligatoirement rémunérée, sur la base du salaire prévu dans le contrat de travail initial.

 

Rupture anticipée

Pendant ou à l’issue de la période d’essai, le contrat de travail peut être rompu librement et sans préavis par l’employeur ou le salarié. Les règles prévues en matière de rupture du contrat de travail ne s’appliquent pas.

La notification de la rupture peut être écrite ou orale. Cependant, il importe de prévoir un délai de prévenance avant le départ définitif du salarié.

À savoir : En cas de résiliation du contrat pendant la période d’essai par l’employeur ou le salarié, le retour du travailleur au lieu de sa résidence habituelle est supportée par l’employeur.

Le contrat de travail peut prendre fin à tout moment, pour quelque motif que ce soit; la seule réserve introduite par la loi est celle de l’abus de droit, c’est-à-dire le détournement de la procédure de sa finalité légale.

A titre d’illustration, sont constitutifs d’abus de droit le cas d’une employée qui est licenciée pendant le temps d’essai parce qu’elle a repoussé les avances galantes de son patron ; ou encore, le cas d’un travailleur prince de sang, qui n’a aucune critique de nature professionnelle contre l’entreprise qui l’emploie mais qui décide de démissionner au motif qu’il s’est rendu compte que le patron est un fils d’esclave et que travailler sous ses ordres est pour lui une affaire de lèse-majesté! Dans un cas comme dans l’autre, on remarque que les motifs de la rupture de contrat sont totalement autres que les finalités que la loi donne à la période d’essai, une période essentiellement de probation.

 Miwablo

 

Références

Code du travail. Loi n°98-004 du 27 janvier 1998

MEDE Nicaise. La réglementation du travail au Bénin, Traité pratique de droit et relations de travail. La Friedrich Ebert Stiftung – Bureau de Cotonou. 2ème Edition – Septembre 2006.

Donnons la parole aux élèves et anciens élèves béninois : qu’est-ce qu’un bon prof ?

Ecrit par wediko sur . Publié dans Entreprise, Innovation, Miwablo

 

 Selon votre expérience actuelle ou passée dans nos universités lycées, collèges,  publics ou privés au Bénin, qu’est ce-qu’un bon professeur ?  Donnons la parole aux élèves et anciens élèves béninois.

Voici quelques éléments de réflexion publiés par Philippe Watrelot

Enseigner c’est un métier “impossible” et passionnant car selon Sigmund Freud,  « on peut d’emblée être sûr d’un succès insuffisant ». Les résultats sont incertains, et bien souvent on ne voit pas l’effectivité de son travail.

Toutefois un bon prof c’est celui qui a de « bon cours». Un “bon cours”, prend en compte la diversité. Une maxime nous rappelle que “l’ennui nait de l’uniformité”. Certes, on a tous en mémoire de rares enseignants qui parvenaient à nous captiver par leur parole. Mais, on se souvient aussi de longs monologues où l’attention décroche assez vite.

Parmi les valeurs qui doivent transparaître dans les actes de l’enseignant il en est une qui est la bienveillance. Cela ne se réduit pas à “aimer les élèves”, ce n’est d’ailleurs pas l’essentiel. Ce n’est pas non plus la “gentillesse”, il est quelquefois nécessaire de ne pas être gentil et encore moins naïf. Il s’agit plutôt de croire en leurs capacités et de tenter de créer les conditions de l’apprentissage et donc aussi de la motivation en connaissant les limites de son action. Le contraire de la bienveillance, en matière de pédagogie, serait le cynisme qui, chez certains enseignants n’est pas loin du mépris. Rien de pire qu’un enseignant « qui ne peut pas comprendre qu’on ne peut pas comprendre ». (Bachelard).

Un bon prof

  • « doit savoir se faire respecter » mais ne doit pas être autoritaire»
  • « doit être drôle mais savoir mettre les limites quand il le faut ».
  • « ne doit pas faire de différence entre les élèves » mais aussi de l’écoute et la prise en compte des situations particulières.
  • « sait de quoi il parle »,
  • « sait faire aimer sa matière », mais si l’enseignant est passionné, il doit être aussi accessible et tenir compte des difficultés des élèves.
  • « donne des cours bien structurés où on sait où on va. »,
  • « doit nous écouter et être patient »,

« Un bon prof n’existe pas, car personne peut être assez strict sans être tyrannique, amical sans être comme un pote, encourageant sans rabaisser, aider sans juger, ne pas faire subir aux élèves ses sautes d’humeur. » !

Un mauvais prof c’est un prof :

  • « qui raconte sa vie pendant un cours »,
  • « c’est un prof qui rabaisse ses élèves »,
  • « qui les dévalorise »
  • « qui ne se remet jamais en question »

 

Merci à Hyppolite Berthier, professeur de sciences économiques et sociales, pour cette illustration ! Son blog ici : http://hyppoliteberthier.free.fr/

MBA or Masters? Which is the right course for me?

Ecrit par wediko sur . Publié dans Entreprise, Miwablo, Recherche d'empoi

One of the most regular questions received at TopMBA.com, and via our online forums on Facebook, Twitter and so on, is “Should I do an MBA or a Masters degree?” Ross Geraghty talks to some leading business schools and attempts to unscramble the problem for you.

 This is a question in two parts. Firstly, what is it that you, the individual graduate, want? Secondly, what skills do recruiters say they want, for the positions you are training for? Particularly since the economic downturn, corporations and business schools have been proactively conferring on business education. Recruiters tell the top schools and universities what they expect from their future business leaders and the schools respond.

Schools meanwhile work hard to retain individuality and educational rigour. The debate raging around the MBA academic world right now is to what extent corporate governance and ethics should become a core feature of MBA and other business programs.

It’s important to understand the difference between MBA and Masters programs. MBAs are a post-experience qualification in general management, usually requiring three or more years of work experience, though four to eight years is most common. Schools such as IMD in Switzerland have students with an average of seven years while Executive MBA courses are targeted at those with executive experience, usually ten or more years.

The vast majority of MBA courses stress the general nature of business education – there are specialist MBA courses, such as the MBA in Wine Management at Bordeaux, but let’s not discuss that here. An MBA graduate will emerge from their program knowing several core subjects including marketing, strategy, leadership, entrepreneurship, operations, human resources and so on. This gives them an overview of how businesses work from the top down, covering almost all aspects of the business.

David Bach, Associate Dean of the MBA and Professor of Strategy at IE Business School in Spain, says that the MBA “trains young professionals in general areas of management and emphasizes personal communication, leadership and management skills that cover all the areas. In the MBA you roughly do 25% class time in finance and accounting, for example, where the Finance MA is 90% pure finance.”

He goes on to say that the general nature of MBA courses, by definition, offers a very firm grounding in the other core skills whereas the MSc in Finance won’t. This is recruiter-driven: “The big banks want students at the cutting edge of financial skills, derivatives, financial engineering, which are electives in an MBA but a core part of the MA. The assumption is that a graduate of MA in Finance, with less or no work experience, won’t have done those kind of roles.”

Simon Stockley, director of full-time MBA Programs at Imperial College Business School, London, echoes this: “The Masters in Finance is a more quantitative degree featuring a lot of pure maths to equip graduates for corporate finance and investment banking jobs. It’s a direct response to requests we have from the city. Virtually all of these graduates get careers in financial institutions.”

Despite this, trends picked up by the QS TopMBA.com Applicant Survey 2009, which surveyed thousands of MBA applicants internationally, show that more and more younger people are interested in a business education, especially in the developing economies of Asia. My own experience of the QS World MBA Tour, which visits 65 cities in 35 countries, shows that Asian candidates in particular are younger than those in Western Europe and North America.

Business schools have to respond to such trends by creating courses more appropriate for a less experienced age group. This is where the Masters course comes in.

Masters courses are ‘pre-experience’, targeted at immediate graduates and those who do not necessarily have work experience.

Simon Stockley says that his school has responded to the trend for younger people to want to get into business schools straight out of university by offering an MSc in Management program. These are designed to provide recent graduates with some differentiation in the labour market when they are not experienced enough or prepared for the MBA. “You’d tend to take the MBA later on and for one of three reasons, for career advancement, which is the dominant driver; to make a change in your career; or for learning more about entrepreneurialism,” he says.

David Bach says that taking students with less than three years work experience on an MBA is rare: “We require five years [experience] at IE Business School; however we do sometimes take candidates with less experience if they have a brilliant trajectory because we value diversity in our classrooms.”

Course focus and teaching styles are essential differences between an MBA and a Masters. Masters courses, says Stockley, “introduce graduates to general management but in a different way. Some cover the same material as parts of the MBA but are more didactic in manner with fewer case studies, less debate and a different style of teaching that is more lecture-based.”

MBA courses tend to focus on teamwork, lots of contribution in class, learning from peers and networking and communication skills. In this sense the professor is often a hands-off guide for students’ debates, guiding them towards problems rather than providing conclusions, allowing students to make mistakes and research thoroughly themselves.

Many graduates want to start focusing early. They may say that maths is their strong suit, and that they are not interested in marketing or HR, for example. The business world needs very strong accountants or HR or operations or people with other specializations, so a Masters in Finance, Accountancy, HR and so on are the best option for many. Of course this also allows the graduate to get straight into education again without necessarily having to go into a management position for a few years in preparation for an MBA.

In salary terms, the MBA is perceived to have a slight edge, however the difference between an MBA and a Masters graduate with four years postgraduate experience in a specialization remains small. For those wanting to specialize, the MBA may be too general, and you may feel ready to start studying very soon. Likewise, if you want to differentiate yourself in management and aren’t ready for an MBA, Masters in Management courses are designed for you.

Having said that, the MBA is still rightfully considered a major business qualification, particularly, as Simon Stockley says, “when the MBA is from one of the big schools. Reputation is important and people should do as much research as they can to find the school that has the best fit for them.”

The key thinking then is: what are your strengths, where do you want to go, career-wise, what style of course suits you best; and start to plan your career trajectory early.

By Ross Geraghty

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