Archive pour 24 janvier 2012

Personal Branding : une image authentique vaut mieux qu’une bonne image

Ecrit par wediko sur . Publié dans Recherche d'empoi

Mieux se connaître, mieux se faire connaître, mieux se faire reconnaître, telles sont les étapes du Personal Branding. Se dispenser de la première c’est être artificiel et bancale dans sa démarche. Ne la négligez pas.

« La connaissance de soi fait la différence entre une bonne image et une image authentique, trop de gens zappent cette étape et communiquent sur du vide », signale Olivier Zara, consultant en management et médias sociaux. Le vide… Avec ses risques de clonage puisque l’on regarde ce que fait le voisin ou l’on spécule sur ce que les recruteurs attendent. En apportant des réponses similaires à celles des autres on tend vers l’uniformité, on lisse les différences, pour plaire.

Autre risque, celui de rentrer dans les statistiques sur les CV truqués [1]« Quand on veut une bonne image, on pense qu’il faut enjoliver son CV, or, c’est très dangereux », note-t-il. Un marketing qui n’est pas le reflet de son expérience, à quoi bon ? Et puis, c’est prendre les recruteurs pour de grands naïfs qu’ils ne sont pas. Que peuvent-ils penser de vous en surfant sur Google, lorsqu’ils tombent sur des informations non congruentes vous concernant ?

 

Se connaître, c’est difficile et il faut le vouloir

Précisons d’abord que cette connaissance de soi s’inscrit dans une démarche très opérationnelle. Elle est orientée efficacité plus que développement et épanouissement personnel. « Il s’agit d’arriver à communiquer sur ce qu’on est, pour un marketing de soi authentique, et non pas d’une image de soi », pointe Olivier Zara.

Si la simple évocation d’un marketing de soi vous donne de l’urticaire, vous êtes comme moi, convoquez dans votre esprit toutes les expressions de notre langue où la marque a la part belle : Se démarquer, imprimer sa marque, marque de fabrique, marquer les esprits… Vous constaterez que le langage n’a pas attendu les pros du marketing et du Personal Branding pour nous dire que marquer, cela a de l’intérêt.

Mais mieux se connaître est difficile. Il faut en avoir envie. Il faut réfléchir. Si vous ne voulez pas vous questionner, si vous êtes paresseux intellectuellement ou psychorigide, votre lecture s’arrête là. En revanche, si vous êtes dans une période d’insécurité, instable, pas facile à vivre, soyons, soyez indulgent avec vous, il est naturel de ne pas avoir envie de tout remettre en question dans ces moments là. Sans doute vaut-il mieux remettre à plus tard ce projet de vous promouvoir, quand vous serez dans une période plus facile, sauf si vous êtes de ceux que l’adversité stimule. Si vous êtes volontaire, si vous refusez de rentrer au rayon photocopieuses du grand marché des candidats — à force de reproduire, reproduire, reproduire… —, acceptez de faire un effort, il ne sera pas vain.

Mieux vous connaître, vous le voulez, mais vous ne savez pas forcément vous poser les bonnes questions. C’est difficile ça aussi. « Certaines questions sont très méta, c’est-à-dire qu’elles englobent l’ensemble des problématiques d’une vie, et être lucide sur soi-même n’a rien d’évident, voilà pourquoi il est dur d’y parvenir seul », pointe Olivier Zara. L’entourage proche peut avoir un rôle miroir intéressant mais pose un problème de neutralité. Pour vous aider dans ce questionnement, pensez aux livres (mais on n’y trouve pas toutes les réponses) et aux coaches (orientés vie professionnelle).

 

Le bon dosage

Avoir réfléchi vous permet de faire ressortir ce que vous avez de singulier. « Mais l’idée n’est pas d’arriver dans une banque avec un nez de clown pour être différent, original, authentique. Il s’agit d’être consensuel, pas trop décalé par rapport aux attentes d’un environnement, d’un interlocuteur », précise Olivier Zara. D’où l’importance du dosage adéquat : 20% de différenciation, 80% d’adaptation. Se distinguer passe aussi en effet par une capacité à se fondre dans un moule, à un moment donné. Comment fabriquer efficacement ces 20% ? En mettant en avant par exemple une expérience non professionnelle cohérente avec votre projet. C’est du 20% qui doit renforcer pas détruire.

Réfléchissez à chaque étape de votre démarche. Vos efforts ne seront pas vains car à l’heure où nombreux sont ceux qui promeuvent leur marque personnelle à tout bout de champ sans autre réflexion préalable que « aujourd’hui c’est ce qui marche », qui font plus de bruit, remuent plus d’air que d’autres, trimbalant dans leur sillage ce bruit du vide très reconnaissable (bling-bling), la saturation guette. Ce sont des personnes que les entreprises recrutent, pas des marques ou des images sur papier glacé. Encore moins des imposteurs.

 

Sophie Girardeau

Source : Blog pour l’emploi

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