Archive pour juillet, 2012

Le meilleur âge pour être manager? La cinquantaine passée…

Ecrit par makploga sur . Publié dans Entreprise, Performance

Bonne nouvelle pour les quinquas : une recherche menée par Shmuel Grimland, Yehuda Baruch et Eran Vigoda-Gadot, des chercheurs de l’Université d’Haïfa en Israël, indique que les responsables démontrent la vitalité professionnelle la plus importante lorsqu’ils sont âgés de la cinquantaine.

Ce que les chercheurs ont appelé la vitalité professionnelle, c’est la capacité de mener à bien leurs tâches avec passion, dynamisme et compétence, et d’en retirer de la performance au travail. Dans le cadre de leurs expériences, ils se sont attachés à étudier 545 cadres des domaines des hautes technologies, de l’infrastructure, et de l’ingénierie, provenant à la fois des secteurs public et privé.

Les chercheurs ont observé que plus les cadres démontraient de la vitalité, plus ils étaient capables de faire appel à leurs ressources personnelles pour réussir dans leur travail, et plus ils s’engageaient dans leur travail. En outre, un responsable qui démontre un niveau élevé de vitalité communique cette vitalité aux employés de son équipe, et il est moins tenté de quitter son poste.

« Notre étude démontre qu’apporter les outils aux travailleurs pour améliorer leur vitalité professionnelle aura aussi pour effet d’augmenter leur satisfaction et permettra de développer l’innovation et les ressources personnelles des travailleurs. Cela indique qu’une organisation devrait avoir pour priorité d’apporter de tels outils. La vitalité des travailleurs alimente le succès de l’organisation, et le fait que la vitalité professionnelle est préservée et qu’elle se développe bien chez les personnes âgées de plus de 50 ans indique que les organisations investissant dans cet aspect du lieu de travail pourront bénéficier de travailleurs productifs pendant plusieurs années », écrivent les chercheurs.

Source : www.express.be

 

4 choses que vous ignoriez sur les ragots de bureau

Ecrit par wediko sur . Publié dans Entreprise

1. Les rumeurs de bureau s’avèrent exactes dans 70 à 90% des cas.

2. Les auteurs de ragots se sentent plus soutenus et le commérage positif, c’est-à-dire faire l’éloge de quelqu’un, aboutit à leur donner un regain d’estime de soi. Le commérage positif est de toute façon une bonne idée parce que ce que vous dites des autres est associé à vous.

Dans son livre, 59 Seconds: Change Your Life in Under a Minute, Richard Wiseman explique très bien ce phénomène : « Lorsque vous commérez à propos d’une autre personne, les auditeurs vous associent inconsciemment au caractéristiques que vous décrivez, ce qui conduit au « transfert » de ces caractéristiques sur vous.  Donc, lorsque vous dites des choses positives et agréables à propos d’amis et de collègues, vous êtes perçu comme une personne gentille. Par contraste, les plaintes constantes à propos de leurs échecs conduisent les gens à vous attribuer ces défauts et cette incompétence ».

3. Les ragots servent un but positif : ils contribuent à rétablir les limites de ce qu’on considère être un mauvais comportement dans un réseau social et ils soulagent du stress.

C’est la conclusion d’une étude de l’Université de Californie Berkeley menée par le psychologue social Robb Willer, qui a constaté que le cœur des sujets s’emballait lorsqu’ils voyaient quelqu’un mal se comporter, mais que cette augmentation du rythme cardiaque s’atténuait dès qu’ils pouvaient relayer cette information pour alerter les autres. « Répandre une information à propos de la personne qu’ils avaient vue mal se comporter avait tendance à aider les gens à se sentir mieux, à calmer la frustration qui les avait conduit à commérer », explique Willer.

En outre, la menace du ragot rend les gens moins égoïstes et plus justes. C’est le résultat d’une étude menée par Bianca Beersma et Gerben Van Kleef de l’université d’Amsterdam. Ils ont rassemblé des personnes en leur disant qu’elles avaient été choisies pour distribuer une centaine de tickets d’une loterie dotée d’un prix constitué d’argent liquide. Les gens pouvaient soit se comporter égoïstement, et garder les tickets, ou choisir de les distribuer. Les chercheurs ont dit à une personne sur deux que ce qu’elle ferait des tickets resterait secret, et à l’autre, ils ont dit que le groupe serait informé de la répartition qu’elle avait faite avec les tickets.

Dans chaque groupe, les gens agirent plus ou moins égoïstement, la plupart des gens gardant plus de tickets qu’ils n’en distribuaient. Mais lorsqu’ils savaient que leurs actions seraient connues, ils agissaient de façon plus généreuse. « Lorsque la menace du commérage existe, les membres du groupe peuvent s’attendre que l’on parle d’eux s’ils décident d’adopter le comportement le plus égoïste », écrivent les auteurs.

4. L’ennemi de votre ennemi est votre ami. Partager des sentiments négatifs à propos d’un tiers peut augmenter la proximité entre les deux personnes.

Source : Express.be

Vous êtes peut-être un génie qui s’ignore..

Ecrit par wediko sur . Publié dans Performance

Les chercheurs Dunning et Kruger ont expliqué pourquoi les incompétents ne savent pas qu’ils sont incompétents. Ce principe a son contraire : parfois, les personnes très talentueuses ignorent à quel point elles sont compétentes.

C’est ce que l’on appelle l’effet du pire que la moyenne (worse than average effect). Lorsque l’on est bon dans un domaine, on tend à penser que les autres sont bons aussi. Dans cette situation, confronté à une tâche difficile, on a aussi tendance à sous-estimer ses capacités.

Ainsi, Kruger a montré que les gens sous-estimaient leurs capacités dans des tâches réputées difficiles, comme jouer aux échecs, raconter des blagues, jongler ou faire de la programmation. D’un autre côté, les mêmes personnes surestiment leurs capacités à exécuter des tâches faciles, comme utiliser la souris de l’ordinateur, conduire une voiture ou faire du vélo. En 2007, un chercheur, Don A. Moore, avait écrit la chose suivante :

« Les étudiants de l’université d’Iowa ont rapporté croire qu’ils n’avaient que 6% de chances de battre leurs collègues de l’université dans un jeu de test de connaissances au cours duquel on poserait des questions à propos de la Mésopotamie. Par contraste, ils pensaient avoir 70% de chances de gagner au même jeu si les questions posées portaient sur des séries télévisées. Bien sûr, ces croyances sont erronées, parce que les tests seront simples ou difficiles pour tout le monde. En moyenne probabilité réelle de gagner est toujours de 50% ».

Kruger avait bien expliqué ce phénomène : « Quand les gens se comparent à leurs homologues, ils se focalisent de façon égocentrique sur leurs propres compétences et prennent insuffisamment en compte les compétence du groupe de comparaison ». En d’autres termes, nous oublions que l’équipe adverse est bonne aussi à faire du vélo, et qu’elle n’est pas bonne non plus au jeu d’échec, à raconter des blagues, ou à faire de la programmation.

Ceci est valable également pour les jugements que nous forgeons à propos de nous-mêmes. Par exemple, deux chercheurs, Ethan Zell et Mark D. Alicke, ont montré que les personnes les plus âgées ont tendance à penser qu’elles sont moins séduisantes et moins athlétiques que les autres personnes de leur âge.

La morale de cette histoire, c’est que lorsque vous êtes confronté à une tâche difficile pour laquelle vous vous sentez un peu faible, c’est que vous êtes en train de vous sous-estimer.

 

Source: Express.be

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