Archive pour août, 2012

Comment éviter d’être blacklisté par les recruteurs en finance ?

Ecrit par wediko sur . Publié dans Recherche d'empoi

Si votre ancien employeur a décidé de vous pourrir la vie , cela peut avoir des conséquences désastreuses pour la suite de votre carrière professionnelle dans l’industrie financière. Parfois, c’est au moment de postuler à un poste que les candidats apprennent que leur ancien patron a pris l’initiative de dire des choses négatives sur eux à leur nouvel employeur potentiel explique Elaine Aarons, avocate spécialisée en droit du travail.

Souvent, votre ex-employeur se contentera d’un simple coup de fil. Mais d’autres moyens plus sournois, comme le chantage ou la corruption, peuvent être utilisés. Mais rassurez-vous, personne n’est à l’abri, y compris ceux déjà en poste, et ce quelle que soit la fonction occupée. Pour preuve, l’été dernier, des lettres anonymes ont été adressées à des membres de la direction générale de BNP Paribas, révèle La Lettre A, abonnement. En parallèle, une enquête a été menée par l’inspection générale, aboutissant à démettre de ses fonctions un responsable de la banque.

Soignez votre réputation

Si vous êtes candidat à un poste en finance, voici quelques réflexes pour ne pas avoir à se retrouver sur une liste noire :

– Votre CV ne doit pas comporter de mensonges ni d’exagérations. Si nous avons l’impression d’avoir été floués par le CV de quelqu’un, il sera dès lors très difficile de travailler avec lui à l’avenir , reconnaît Oliver Harris, Managing director chez Robert Half à Londres.

– Certains établissements ont développé des outils informatiques pour effectuer un premier écrémage, et par la même occasion, blacklistercertains candidats. Pour ce faire, ils n’hésitent pas à faire remplir sur le web un questionnaire apparemment anodin basé sur des critères objectifs : niveau d’anglais, permis de conduire… Rappelez-vous que les logiciels des recruteurs trient les candidatures par ordre de pertinence en fonction des critères de recherche du recruteur.

– Même s’ils s’en défendent, nombreux restent les recruteurs à surfer sur les réseaux Internet à la recherche d’informations compromettantes vous concernant. La finance reste un univers normé, aussi évitez de trop vous singulariser. Ce n’est pas ce qui s’est passé avec Kerviel dans une banque pourtant connue pour être très élitiste dans ses recrutements en salle de marché, et encore moins l’affaire Madoff, qui va faciliter les recrutements de personnes aux profils atypiques ou autodidactes , explique un recruteur français sous couvert d’anonymat.

– N’oubliez pas enfin de bien choisir les personnes référentes que ne manquera certainement pas de contacter votre nouvel employeur. Dans son témoignage, une ex-employée d’un bureau d’analyse financière explique que ce sont les personnes pour qui elle travaillait indirectement et qui ne connaissaient pas la nature de son travail qui ont été contactées, alors que ses collaborateurs directs auraient pu fournir de solides références.

Efc

Pourquoi et comment le management favorise la manipulation

Ecrit par wediko sur . Publié dans Entreprise

Managers souvent « hors pair » et redoutablement efficaces car sans affects et sans émotions, ceux que l’on appelle les « pervers narcissiques » sont paradoxalement favorisés par les modes de management actuels et une société de consommation qui valorise la fonctionnalité des individus au détriment de leur humanité et font du sujet un…objet.

En abrogeant le 4 mai dernier la loi sur le harcèlement sexuel, le conseil constitutionnel a crée un vif émoi et mis un coup d’arrêt à tous les procès en cours. Si le délit de harcèlement dans le cadre professionnel est maintenu dans le code du travail, ses chances d’aboutir sont minces tant que la notion de harcèlement n’a pas été précisément définie en droit. Certains psy dénoncent aujourd’hui un « permis de chasser » délivré par ce vide juridique. Quant au harcèlement moral, s’il est maintenu dans la loi, on sait désormais que les victimes hésitent et tardent à saisir la justice.
Insuffisamment démasqués par la justice, manipulateurs et/ou pervers, le sont désormais de plus en plus dans les médias. Depuis le début de l’année Le Nouvel Observateur a consacré au profil du Pervers Narcissique pas moins de six articles et deux couvertures. En dévoilant au grand jour l’inventaire des ruses perverses, les médias favorisent des prises de consciences salvatrices chez les victimes. « A partir du moment où on a identifié les gens mal intentionnés, on peut agir. Le risque est à contrario d’enfermer les gens dans la peur », souligne Anne-Catherine Sabas, psychothérapeute et auteur de « Triomphez des manipulateurs » aux Editions Buissière.

Emergence d’un individu sans affect

C’est devenu la maladie du siècle naissant, comme la névrose hystérique était la maladie de la société viennoise qu’analysait Freud. Ces déséquilibrés mentaux sont d’autant mieux adaptés socialement, qu’ils manipulent sans cesse les règles du jeu social et leur entourage.
Alors faut-il voir des pervers partout ? Sans tomber dans ce travers, on peut s’interroger sur ce qui dans la société d’aujourd’hui, et en particulier dans les entreprises, favorise ce type de comportement, pour ne pas dire de déviance. En faisant de la performance et de la compétitivité des équipes, l’alpha et l’oméga du management des vingt dernières années, les entreprises ont encouragé sans le savoir l’émergence d’un individu froid, sans aucune empathie ni culpabilité, enclin à mettre en état d’infériorité son interlocuteur, véritable petit kapo qui exerce une pression sur ses subordonnés ravalés au rang de fonction. « Remarquables manipulateurs, à force de stress, toujours motivés par des bonnes raisons, ils cannibalisent non seulement le temps éveillé de leurs victimes mais aussi le sommeil de celles-ci, qui sont peu à peu déstabilisées psychiquement. Il y a un problème ? La victime fait partie du problème. Du stress dû à des cadences impossibles ? Le salarié est incité à mieux gérer son emploi du temps. Il perd surtout peu à peu confiance en lui, dans un plan de destruction impitoyablement organisé, mené dans des formes et de manière légaliste. Ce sont les rois de la loi, des méthodes à trois balles pour mieux vendre, réussir, mener un entretien avec succès…En réalité ces experts en management sont de grands handicapés émotionnels », décrit Didier Long, Fondateur de la société Euclyd, dans son dernier ouvrage « Petit guide des égarés en période de crise » (Editions Salvator). Pour lui, pas de doute : « le harcèlement moral est l’euphémisme qu’a trouvé le droit du travail pour qualifier ce genre de psychotiques ». Un système qui peut ne pas s’arrêter à un individu mais devenir une structure psychotique de groupe, avec à sa tête un petit dictateur.

Expression d’un déni d’altérité

Pour la psychanalyse, et Freud en particulier, la perversion est, en effet, liée à la relation d’emprise. Elle est l’expression du déni de l’altérité. L’autre n’existe pas, sa différence est niée. Il est donc impensable, et surtout inacceptable, qu’il éprouve des désirs et des besoins distincts. Entretiens d’évaluation, 360, tableaux de bords divers et variés, chartes de valeurs, pression hiérarchique en cascade depuis les actionnaires sur les dirigeants jusqu’au simple manager sur son assistante, autant de processus et d’organisations qui concourent à mettre nombre d’individus en situation de toute-puissance sur autrui.
« Le pervers n’aura donc de cesse de réduire l’Autre a l’état d’objet, pour le faire coïncider avec la vision qu’il a de lui : un être soumis, ne constituant ainsi pas une menace pour sa toute puissance. Nous voyons là le refus de la limite imposée par l’autre. Souvent, d’ailleurs, le pervers rejette toute forme de sensibilité, dans la mesure où celle-ci le conduirait à sentir ses faiblesses, ses manques. L’autre devient donc l’empêcheur de tourner en rond, et le pervers projette sur lui toutes ses pulsions agressives, le rendant responsable de ses souffrances, de ses manquements, et ses incapacités, qui lui sont insupportables. Le pervers est, avant tout, quelqu’un qui ne peut accéder au sentiment de responsabilité. C’est l’autre, le responsable, « le méchant » « , décrit parfaitement Anne-Catherine Sabas.
Inaccessibles à tout parole, ces individus en mal de narcissisme jouent en permanence avec la parole, pervertissent la réalité, travestissent le discours, altèrent le sens des choses, jouent des ambiguïtés…et finissent ainsi par faire coïncider la réalité avec leurs souhaits en ayant éradiqué toute contradiction. Résultat : au mieux, la personne manipulée en vient tôt ou tard à ne plus considérer son agresseur et à retirer toute confiance à la relation. Au pire, elle finit par être déstructurée et ce d’autant plus qu’elle est pleine de vie, positive, investie dans son travail et cherche à « bien faire » Car celui qui manipule la fait passer pour la cause de tout ce qui va mal, l’amenant à se sentir coupable…puis confuse…
Souvent le manipulateur est craint, haï, ou évité…et considère en retour que l’autre est dangereux pour lui…la boucle infernale est bouclée. On sait combien la confiance fait désormais défaut dans les entreprises aujourd’hui et combien la parole « vraie » brille par son absence. De quoi favoriser l’émergence de ce mécanisme même chez ceux qui en sont les plus éloignés. « Il ne faut pas oublier que le manipulateur est souvent manipulé lui-même. Chacun peut, à un moment ou un autre, utiliser un mécanisme pervers, lorsque la réalité le confronte à des affects douloureux. Malheureusement, ce mécanisme est profondément ancré chez certains, et ils finissent par le privilégier au détriment de toute autre forme », précise la psychothérapeute.

Protéger l’estime de soi

Reste que selon elle, l’emprise qu’autrui peut prendre sur nous sera toujours le résultat d’une faille dans notre estime de nous, ou dans l’image que nous avons de nous. « L’expérience montre, il est bon de le répéter, que n’importe qui d’entre nous peut un jour devenir la proie d’un être sans scrupule et tomber sous son emprise. Chaque fois que nous pourrons débusquer, en nous, une faille dans notre estime, sachons vite la reboucher, avant qu’un manipulateur ne vienne y pondre ses oeufs malodorants… les êtres pervers et manipulateurs se réjouissent de vos faiblesses, car elles leur permettront d’asseoir leur supériorité sur vous. Plus vous les étalerez, plus ils seront ravis de les utiliser contre vous ».
La bataille se gagnant avant tout dans la tête comme le préconisent les pratiquants d’arts martiaux, chacun doit s’interroger sur son pouvoir personnel afin de récupérer une capacité de réaction. Ne plus être un objet, redevenir un sujet, tel est l’enjeu.
Lot de consolation : en croisant la route de manipulateurs, cela peut être le point de départ d’un entraînement qui permet, à terme, de devenir plus fort. Mais ces maladies de l’âme en disent long sur le désir et les egos blessés de notre époque. Comme le dit le prospectiviste Thierry Gaudin dans « 2100, récit du prochain siècle » : « Nous abordons le XXIe siècle avec des pouvoirs de démiurges et des instincts de primates ».

Sophie Péters

La négativité est mortelle : 3 conseils pour vous protéger contre les jérémiades

Ecrit par wediko sur . Publié dans Entreprise

Vous détestez écouter les pleurnicheries de ces personnes qui se lamentent constamment, et il y a une raison scientifique à cela, comme le révèle Trevor Blake, l’auteur de «  Three Simple Steps: A Map to Success in Business and Life ».

Il y explique que des neuroscientifiques ont mesuré l’activité cérébrale lorsque le cerveau était sollicité par des stimuli divers, et notamment une séance de plaintes. « Le cerveau travaille plus comme un muscle que nous ne le pensions », écrit-il. « Donc si vous vous retrouvez coincé à écouter pendant trop longtemps une personne qui est négative, vous êtes plus susceptible de vous conduire de la même manière ». Pire, les recherches ont montré que 30 minutes ou plus de commentaires négatifs peuvent détruire des neurones dans l’hippocampe du cerveau, la partie du cerveau est celle que nous utilisons pour résoudre des problèmes. En clair : cela nous abrutit. Et cela est vrai aussi lorsque cette négativité provient d’un programme télévisé.

La plupart du temps, les gens qui se plaignent ne veulent pas que vous leur donniez de solution, ils cherchent juste un auditoire sur lequel s’épancher, et les écouter n’apporte donc rien. Heureusement, dans son ouvrage, Blake fournit également quelques conseils tactiques pour réagir face aux jérémiades :

1/ Prenez de la distance

Considérez les lamentations de la même manière que le tabagisme passif : elles sont nocives pour vous, écartez-vous en.

2/ Demandez à la personne qui se plaint de résoudre son problème

Essayez de la responsabiliser à rechercher une solution aux problèmes qui lui cause ses doléances. Demandez-lui par exemple : « Et qu’est ce que tu comptes faire pour que ça change ? ». En général, vous la ferez fuir, parce que ce n’est pas là la réaction qu’elle escomptait de votre part. Toutefois, parfois, certaines personnes tentent vraiment de résoudre leurs problèmes.

3/ Protégez-vous

Lorsque vous vous retrouvez piégé à devoir écouter des doléances, vous devez adopter des techniques de blocage mental pour éviter leur effet destructeur. Vous pouvez utiliser la technique de la suggestion, comme le golfeur Seve Ballesteros, qui avait imaginé qu’une cloche de verre descendait du ciel pour le protéger, pour ne plus entendre les huées de la foule hostile qui voulait qu’il perde lors d’une partie de golf contre Jack Nicklaus. Vous pouvez imaginer de vous retirer dans un endroit de rêve, votre petit paradis.

  • Source:Inc/Express.be

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