Archives de l’auteur

Le visage de la réussite

Ecrit par wediko sur . Publié dans Opinon

312872-s-habiller-pour-entretien-d-embauche-et-656x383-2

Des experts ont étudié les visages des Britanniques les plus riches, du Duc de Westminster en passant par l’héritier de la famille Heineken, et ont ainsi déterminé des points communs. Pour Mark Riley, qui dirige la société qui a commandé cette étude, le succès dans les affaires relève de plusieurs facteurs, et « l’un d’entre eux pourrait être nos traits faciaux ». Les morpho-psychologues estiment ainsi que des caractéristiques physiques marquées indiquent une forte personnalité, et que celle-ci favorise le succès.

Quelles sont ces caractéristiques ? En voici quelques unes :

Indifféremment hommes/femmes  :

✔ Un nez romain (ou aquilin) : témoigne d’un sens pour les affaires, assez sensible aux coûts, et à l’argent.

✔ Un front oblique vers l’arrière : Caractéristique des personnes  qui réagissent rapidement et sont intellectuellement mobiles.

Spécifiques aux hommes :

✔ Des oreilles implantées à l’arrière du crâne. Elles indiquent des personnes tournées vers le futur, qui peuvent être dépensières.

✔ De grands yeux : signe d’une capacité à appréhender les choses de manière globale et à gérer plusieurs tâches à la fois

✔ Un menton proéminent : indice de ténacité

✔ Des narines évasées : elles révèlent une grande indépendance et haute confiance en soi

✔ Des sourcils en V inversé : on les retrouve chez les personnes capables d’appréhender les choses de manière globale.

Spécifiques aux femmes :

✔ Un long philtrum (la fossette entre le nez et la lèvre supérieure) : témoigne d’un grand sens de l’humour qui peut tourner parfois au sarcasme, et qui sait ne pas trop prendre les critiques à cœur.

✔ Des sourcils évasés : indique une personne qui aime attirer l’attention sur soi et est très créatif

✔ Un front haut : signe d’un goût pour les défis intellectuels et sait réfléchir en dehors des sentiers battus

Express.be

Le travail : conscience de soi ou conscience de l’autre ?

Ecrit par wediko sur . Publié dans Opinon

phone_social_controlling-378x350« Le travail permet-il de prendre conscience de soi ? » Joli sujet que les Terminales S se sont vus proposés cette année à l’épreuve de philosophie du Baccalauréat. Déjà, l’an passé, les L avaient pu « plancher » sur « Que gagne-t-on en travaillant ? ». A l’heure où la qualité de vie au travail devient un enjeu majeur pour les entreprises et où la question du travail s’invite de plus en plus souvent dans les médias, ce sujet de réflexion destiné à la jeunesse dit combien nous avons désormais à « penser le travail », selon la formule de Yves Clot .

Le travail détourne l’énergie de l’être pour l’amener à être uniquement dans le « faire »

Travailler, dit ce professeur au laboratoire de psychologie du travail du CNAM, c’est avoir le loisir de penser. Or si l’on reprend le principe cartésien, se penser, c’est être. Donc, oui, le travail permet de prendre conscience de soi. Au bémol près que les conditions dans lesquelles s’effectue le travail dans nombre d’entreprises ne permet justement plus de le penser, ni du coup de se penser. C’est bien le sens des propos d’Yves Clot sur ce qui fait aujourd’hui souffrance au travail. Car en multipliant des objectifs souvent trop chiffrés et parfois dénués de sens, le travail détourne l’énergie de l’être pour l’amener à être uniquement dans le « faire ».

« Prendre conscience de soi », c’est se savoir différent des autres

« C’est empêcher le travail que de nous faire vivre sous une pression constante, à nous transformer en clients les uns des autres, à nous enchaîner à l’obsession de la rentabilité, du chiffre d’affaire, des statistiques », estime Christine Castejon, analyste du travail, docteur en philosophie. Car qu’est-ce que signifie « prendre conscience de soi » si ce n’est se savoir être différent des autres. Et en quoi et comment le travail peut nous permettre de nous sentir distincts quand il devient aliénation et oubli de soi, qu’il nous pousse à chercher les occasions de fuir le réel ? C’est le sens de la critique nietzschéenne sur la glorification du travail.

Des critiques de Nietzsche nuancées par les techniques du développement personnel

« Etes-vous complices de la folie actuelle des nations qui ne pensent qu’à produire le plus possible et à s’enrichir le plus possible ? Votre tâche serait de leur présenter l’addition négative : quelles énormes sommes de valeur intérieure sont gaspillées pour une fin aussi extérieure ! Mais qu’est devenue votre valeur intérieure si vous ne savez plus ce que c’est que respirer librement ? Si vous n’avez même pas un minimum de maîtrise de vous-même ? », interroge le philosophe. Ecrits en 1881 dans son livre Aurore, ces propos s’adresse à la société industrielle du 19e siècle en pleine période de croissance. S’ils gardent toute leur modernité dans notre société de consommation, ils doivent aussi être nuancés par les progrès qu’ont apporté la psychologie, la psychanalyse et les techniques de développement personnel qui ont permises aux individus de mieux se découvrir.

L’interaction nous en dit plus long sur nous-mêmes que tous les manuels psy

Mais c’est justement là où notre appétit de psychologie trouve aujourd’hui ses limites. A trop s’interroger sur nous-mêmes, à trop vouloir « ranger » ses congénères dans des cadres de personnalités bien définis, on en oublie combien l’interaction, la relation nous en dit bien plus long sur nous-mêmes que tous les manuels de psy. Car il n’est de conscience de soi que dans la relation aux autres. Et le travail est le lieu par excellence où la confrontation à l’autre a lieu. On en fait tous les jours, et parfois même difficilement, l’expérience, entre collègues ou dans les relations managériales.

Il est indispensable de travailler pour parvenir à l’estime de soi, selon Kant

Notre subjectivité se construit aussi à cette occasion en se confrontant aux obstacles ou aux épreuves qui vont la transformer. Dans la « dialectique du maître et de l’esclave », Hegel nous explique que l’existence d’autrui est indispensable « à l’existence de ma conscience comme conscience de soi ». La connaissance de soi requiert donc la reconnaissance de soi par l’autre. La conscience va ensuite prendre conscience d’elle-même. Elle ne saurait le faire efficacement par l’introspection mais plutôt par l’action. Le travail pour Hegel est anthropogène c’est-à-dire qu’il fait de nous des humains. Mais pas seulement. Dans le travail, il y a ce désir d’être reconnu par un autre. Et d’y trouver, voire de s’y prouver, sa valeur. Ce qui rejoint la thèse de Kant selon lequel, il est indispensable de travailler pour parvenir à l’estime de soi.

Réaliser la conscience de notre altérité pour plus de solidarité et de bienveillance

A l’heure où le chômage prive de plus en plus les individus de travail et où la vie dans les entreprises se durcit, cette conscience de soi au travail nous est renvoyée comme une urgence. Une urgence à se saisir de ce sujet comme un enjeu de société. L’entreprise ne produit pas de la réussite si elle ne produit pas de la coopération, de la conscience de soi à travers la conscience de l’autre. Car ce que nous avons à « réussir », c’est un monde où se réalise la conscience de notre altérité pour plus de solidarité et de bienveillance entre les hommes. Un monde où le travail n’est pas seulement considéré en terme de salaires ou de gains, en terme de réussite sociale ou de carte de visite mais aussi et surtout de dignité et de fierté d’être à plusieurs responsables d’un « bel ouvrage ».

Sophie Péters

Si le management n’est pas le leadership, quelle est la différence entre les deux?

Ecrit par wediko sur . Publié dans Entreprise

bigstock_Black_Business_Woman_Text_Mess_7014568« En 4 décennies passées à étudier les entreprises et à faire du consulting avec des organisations pour mettre en place de nouvelles stratégies, je ne peux pas dire le nombre de fois où j’ai entendu les gens utiliser les mots « leadership» et «management» comme s’il s’agissait de synonymes, et cela me rend dingue à chaque fois », écrit John Kotter dans la Harvard Business Review. Il explique que les gens commettent en général 3 erreurs :

  • Erreur 1: Les gens utilisent les mots «management» et «leadership» de façon interchangeable. Cela signifie qu’ils ne font aucune différence entre les deux et qu’ils ne voient pas la différence essentielle entre les deux, et le rôle vital que chacun joue.
  • Erreur 2: Les gens utilisent le terme «leadership» pour parler des personnes qui sont au sommet de la hiérarchie. Ensuite, ils évoquent les personnes qui travaillent dans les niveaux hiérarchiques inférieurs à ce niveau le « management », le reste étant les employés.
  • Erreur 3: Les gens pensent souvent au leadership en termes de traits de personnalité, qui, souvent, impliquent le «charisme». Comme très peu de personnes ont réellement du charisme, cela mène à la conclusion que très peu de personnes peuvent assurer le leadership.

En réalité, le management est un ensemble de processus bien connus, comme la planification, la définition de procédures de travail, le recrutement, la mesure des performances et la résolution de problèmes, qui permettent à une organisation de faire ce qu’elle fait le mieux possible. Le management s’assure que l’entreprise fabrique des produits et des services, comme promis, d’une qualité constante, dans le cadre d’un budget donné et ce jour après jour, semaine après semaine. Le management est donc essentiel, mais on ne doit pas le confondre avec le leadership.

Le leadership est totalement différent. Il a pour but de guider l’organisation vers son avenir, de trouver des opportunités et d’exploiter ces opportunités. Il s’agit de communiquer une vision, d’obtenir l’engagement des équipes, et surtout de produire des changements utiles. Le leadership ne porte pas sur les attributs, mais sur le comportement. Dans un monde qui évolue de plus en plus rapidement, le leadership est de plus en plus important, nécessaire et souhaitable, indépendamment du niveau où ce rôle se situe dans la hiérarchie. L’idée que seules quelques personnes au sommet d’une organisation peuvent assurer le leadership est une idée ridicule et une recette infaillible pour l’échec, affirme Kottle.

Certains pensent que l’on peut remplacer le management par le leadership, mais ils se trompent. Les deux sont nécessaires, tout en obéissant à des objectifs différents. Nous avons besoin d’un management de qualité, et d’un leadership de qualité. Malheureusement, très peu d’entreprises ont un leadership suffisamment étoffé, ce qui peut aboutir à ce qu’elles soient exagérément ancrées dans le quotidien du fait d’un management trop puissant et d’un leadership trop faible, ce qui les met en risque dans un contexte très mouvant comme l’est notre monde aujourd’hui.

Audrey Duperron

mai 2019
L M M J V S D
« Nov    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031