Non, les intellos ne réussissent pas mieux que les autres dans la vie

Ecrit par wediko sur . Publié dans Innovation

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce ne sont pas les étudiants les plus intelligents qui se débrouillent le mieux dans la vie et dans la sphère professionnelle, mais bien les plus populaires.

Telle est la conclusion principale d’une étude réalisée par Gabriela Conti de l’université de Chicago, Gerrit Mueller de l’Institute of Employment Research, Andrea Gaeotti et Stephen Pudney de l’université de l’Esse. Les experts ont analysé la Wisconsin Longitudinal Study, une étude à long terme d’un échantillon aléatoire de 10.317 hommes et de femmes ayant obtenu leur diplôme de l’école du Wisconsin en 1957, qui offre l’occasion de suivre le cycle de vie, les transferts intergénérationnels et les relations, le fonctionnement familial, la santé physique et mentale et le bien-être pendant plus de cinq décennies.

Comme le rapporte Slate.fr, lors de cette enquête, les étudiants sondés avaient dû énumérer leurs trois meilleurs amis durant leur cursus scolaire. Selon qu’un étudiant était cité fréquemment par ses camarades, il était considéré comme formant partie du groupe des personnes populaires de son établissement scolaire. Les auteurs ont ensuite étudié les réussites sociales et l’évolution de la carrière des individus populaires et des autres élèves.

« Nous estimons qu’évoluer du 20ème au 80ème centile dans la distribution de la popularité au lycée mène à un supplément de salaire de 10% quarante plus tard », ont expliqué les experts. Ainsi, ce n’est pas l’intelligence ou le nombre d’amis qui déterminent le succès mais bien la cote de popularité. Les chercheurs ont découvert «qu’être l’ami de tout le monde aide et que c’est un facteur que votre patron semble prendre en compte » . « Cela semble logique car avoir une bonne relation avec son patron et être apprécié des autres ne peut pas nuire », estime le site The Atlantic Wire.

La journaliste Sarah Kliff explique sur le blog du Washington Post qu’après 35 ans, il apparaît que les étudiants les plus populaires bénéficient d’un salaire 2% plus élevé que les autres, ce qui correspond à près de la moitié de la différence de salaires des étudiants qui réalisent une année d’études supplémentaire.

Selon les auteurs de l’étude, le surplus de salaire des élèves populaires se doit aux liens qu’ils ont tissés au lycée, susceptibles de créer davantage d’opportunités plus tard dans la vie. En outre, les qualités qui font qu’un étudiant est plus populaire aux yeux des autres se rapprochent de celles qui font qu’un employé est plus apprécié et remporte plus de succès au sein de la sphère professionnelle. « Nous interprétons la cote de popularité comme l’accumulation de compétences sociales chez un même individu », concluent les spécialistes. Enfin, l’étude a également montré que les individus les plus populaires étaient généralement issus d’un environnement familial chaleureux.

Arnaud Lefebvre

Comment expliquer l’ascension au pouvoir en Allemagne d’un homme aussi médiocre qu’Hitler?

Ecrit par wediko sur . Publié dans Innovation

Comment expliquer qu’un homme aussi obscur qu’Adolf Hitler, qui avant la guerre était un individu médiocre, incapable de former des liens intimes, de mener des débats intellectuels et qui était rempli de haine et de préjugés, ait pu parvenir au pouvoir dans un pays civilisé du cœur de l’Europe, et qu’il ait même suscité cette dévotion de la part de millions de gens ?

La BBC explique que la réponse à cette question ne se trouve pas dans les circonstances historiques et économiques de l’Allemagne du début des années 1930, mais plutôt dans le style de commandement qu’Hitler a adopté. Il n’était pas un politicien traditionnel, qui promet des bénéfices pour la population, mais plutôt l’archétype de ce que l’on appelle un « leader charismatique », c’est-à-dire un leader qui lui a proposé des objectifs quasi-spirituels de rédemption et de salut, guidé par le sens de sa destinée, ce qu’il appelait la providence.

Pendant le Putsch de la Brasserie à Munich en 1923, lorsqu’Hitler avait tenu son discours devant un public de 3.000 personnes, il avait réussi à faire passer ses faiblesses personnelles pour des forces. Sa haine a rencontré le sentiment d’humiliation de milliers d’Allemands blessés par les conditions du Traité de Versailles, et à la recherche d’un bouc émissaire à accuser de la perte de la guerre. Son incapacité à débattre fut perçue comme une force de caractère, et son refus de tenir une simple conversation comme le fait d’un « grand homme » qui vivait hors des foules. C’est ce lien qu’Hitler est parvenu à nouer avec la foule, qu’on a qualifié par la suite de « charisme ».

Pourtant, certains restaient encore totalement hermétiques à ses efforts, jugeant même parfois qu’il était idiot. « Je l’ai tout de suite pris en grippe à cause de sa voix grésillante », explique Herbert Richter, un vétéran de la Première Guerre Mondiale qui a rencontré Hitler à Munich dans les années 1920. « Il hurlait des idées politiques vraiment, vraiment basiques. J’ai pensé qu’il n’était pas normal ».

Avec la crise des années 1930, le chômage de masse apparut en Allemagne, et des banques tombèrent en faillite. Les déclarations d’Hitler apportèrent du réconfort aux Allemands en détresse. Il n’hésitait pas à exposer sa haine et son mépris pour la démocratie, et il avait expliqué aux Allemands que la majorité d’entre eux étaient des Aryens, qu’ils étaient une meilleure race que les autres, et que par contre, les minorités des Juifs et des Communistes étaient les ennemis à combattre, suscitant un esprit de clan avec la foule.

La leçon à en tirer, c’est qu’en cas de crise économique, des millions de gens peuvent décider de se tourner vers celui qui répond le mieux à leurs craintes, leurs désirs et leurs souhaits de blâmer les autres pour leurs malheurs. C’est un avertissement qui nous rappelle ce qui se passe actuellement en Grèce, avec l’émergence du parti néonazi d’Aube Dorée, qui n’hésite pas à persécuter les immigrés, et qui est dirigé par Nikólaos Michaloliákos, un négationniste qui n’a pas hésité à nier l’existence des chambres à gaz et des fours crématoires dans les camps de concentration nazis à la télévision grecque.

Mylène Vandecasteele

Pourquoi les avocats dépriment-ils 3 fois plus que les autres professionnels?

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Martin E. P. Seligman, un psychologue partisan de la psychologie « positive », a remarqué que les avocats développaient 3,6 fois plus de dépressions que les autres professionnels. De même, ils abusent plus que les autres des drogues et de l’alcool. Comment l’expliquer ?

Il explique que cela provient pour partie de l’attitude pessimiste inhérente à cette profession. Ses recherches ont démontré que c’étaient les élèves pessimistes qui réussissaient le mieux dans les études de droit :

« Le pessimisme est vu comme un plus pour les avocats, parce que considérer les problèmes comme envahissants et permanents sont une composante de la prudence recommandée par cette profession. Une perspective prudente permet à un bon avocat de trouver toutes les failles et les catastrophes qui pourraient intervenir dans une transaction. La capacité à anticiper la gamme complète de problèmes et les trahisons que les autres ne voient pas permet aux avocats de s’adapter à ces éventualités hors de l’esprit de son client. Si vous n’êtes pas d’un naturel prudent, l’école de droit vous apprendra à le devenir. Malheureusement, un trait de caractère qui fait de vous un bon professionnel, ne fait pas toujours de vous un être humain heureux. ».

Seligman recommande donc aux cabinets d’avocat de laisser leurs avocats se détendre 5 heures par semaine sur des activités qui développent d’autres qualités, même si ce ne sont pas les qualités les plus recherchées chez un bon avocat…

Mylène Vandecasteele

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