Bien négocier son salaire d’embauche

Ecrit par makploga sur . Publié dans Entreprise, Entretien, Recherche d'empoi

Négocier, oui, mais pas n’importe comment

Bon nombre de candidats sont pétrifiés au moment d’aborder la question du salaire en entretien. Rien de plus normal pourtant aux yeux du recruteur. A contrario, un candidat qui n’évoquerait pas cette question risquerait de paraître suspect ou trop docile à ses yeux.
Pour autant, la négociation salariale n’est pas si simple à maîtriser. Voici quelques règles qui devraient vous permettre d’y voir plus clair.

Estimez votre salaire

Avant de vous lancer dans la négociation de votre salaire -et pour ne pas commettre d’impair – renseignez-vous sur le salaire habituellement pratiqué pour le type de poste que vous convoitez. Faites ensuite un point sur vos besoins au quotidien : votre nouveau salaire devra bien entendu les couvrir. Ainsi, vous saurez en dessous de quel revenu vous ne pouvez pas descendre.

Surfer sur Internet reste un bon moyen pour comparer les rémunérations proposées en général dans la profession pour ce type de poste. Les magazines économiques publient aussi chaque année des grilles de rémunération moyennes. Une excellente approche est d’évoquer la question avec une personne occupant la fonction à laquelle vous postulez. L’idéal, bien entendu, serait que cette personne travaille dans l’entreprise qui propose le poste : ainsi vous sauriez exactement où vous mettez les pieds.

Quelle que soit la façon dont vous procéderez, la seule chose qui importe vraiment est que vous ayez en tête, avant l’entretien, une fourchette salariale en votre faveur, bien sûr, et par ailleurs cohérente avec les pratiques de la profession.

Pendant l’entretien, ne parlez jamais salaire le premier

Laissez le recruteur aborder le sujet et faire la première proposition. En procédant ainsi, vous gagnez un temps précieux qui vous permet de mieux cerner votre interlocuteur et éventuellement de découvrir le prix qu’il est prêt à payer. Autre avantage : vous estimerez mieux les enjeux et responsabilités du poste et donc, le salaire qui lui est associé.

Si le recruteur vous demande quel salaire vous envisagez, ne répondez jamais précisément avant d’avoir eu une vraie proposition d’embauche. Certains recruteurs fonctionnent encore de cette façon : celui qui est le moins cher obtient le poste. Vous pouvez alors vous en tirer par une galipette du style : « C’est vous qui proposez le poste, j’imagine que vous savez plus précisément que moi le salaire qu’il mérite. »

Si le recruteur insiste vraiment, donnez lui une fourchette salariale plutôt qu’un salaire précis. Si vous vous êtes préalablement renseigné sur les salaires qui ont cours dans la branche, vous devriez parvenir à une proposition de salaire assez réaliste.

Enfin, n’oubliez pas ce principe commercial basique : si vous laissez votre interlocuteur parler le premier, peut-être vous proposera-t-il plus que ce à quoi vous vous attendiez !

Salaire et rémunération

Avant de vous emballer parce que le salaire que le recruteur vous propose vous semble trop faible, prenez bien en compte tous les éléments qui composent votre rémunération, c’est-à-dire votre salaire ainsi que d’autres avantages éventuels : primes, niveau et fréquence des augmentations, 13ème mois, véhicule de fonction, mutuelle, particularités de la convention collective, etc.

Quelques astuces pour bien négocier

Ne parlez de votre dernier salaire que si vous étiez payé plus cher. Dans le cas contraire, vous vous dévalueriez en donnant l’impression d’être prêt à accepter une baisse de salaire.

Si l’offre de rémunération annuelle est nettement en dessous de vos prétentions, parlez en terme de salaire mensuel. Le montant sera moins impressionnant et peut-être parviendrez-vous à vos fins.

Vous pouvez éventuellement faire monter les enchères en menant l’entretien de façon brillante, en vous engageant sur des résultats chiffrés et crédibles – parce que vous les avez déjà atteints à votre poste précédent.

Dans le même ordre d’idées, si vous n’arrivez pas au salaire que vous convoitez, proposez une sorte de marché au recruteur : vous acceptez un salaire plus bas que celui que vous souhaitiez, à condition qu’il soit prévu de revaloriser votre rémunération si vous obtenez des résultats supérieurs aux objectifs chiffrés. Cette approche est par exemple envisageable pour les fonctions commerciales.

Source: coaching.monster.fr

Comment répondre efficacement aux 5 questions les plus courantes en entretien d’embauche

Ecrit par makploga sur . Publié dans Entretien, Recherche d'empoi

Si chaque responsable du recrutement possède sa propre liste de questions à poser lors des entretiens d’embauche, 5 d’entre elles sont toujours (ou presque) récurrentes. Certaines sont dites classiques telles que « Où vous voyez-vous dans cinq ans ? », d’autres un peu plus originales – mais néanmoins courantes – comme « Comment vous décrire en cinq mots ? ». Il n’existe pas une seule et unique façon de répondre à une question en entretien, mais certaines approches sont meilleures que d’autres. Voici quelques astuces (ou pistes) pour bien répondre.

Question n° 1 « Pourriez-vous me parler un peu de vous ? »

Anticipez cette question courante – souvent posée au début de l’entretien – en préparant un résumé valorisant de votre carrière. Votre accroche doit être succincte mais inclure assez d’informations sur vos compétences, votre expérience, vos réalisations et vos objectifs afin que le recruteur comprenne rapidement ce que vous pouvez apporter à l’entreprise.

À éviter ici : Raconter sa vie, parler de ses loisirs voire évoquer des expériences professionnelles sans aucun lien avec le poste proposé.

Question n° 2 « Pourquoi voulez-vous rejoindre notre entreprise ? »

Des connaissances de base sur l’entreprise ne suffisent pas lorsque l’on passe un entretien d’embauche. Il est impératif d’avoir consulté en détail le site web de l’entreprise, d’avoir lu sa documentation et de s’être informé(e) sur son actualité afin d’avoir une idée claire de sa mission, de son histoire, de sa réputation et de sa culture. Plus vous disposerez d’informations, plus vous serez en mesure d’expliquer exactement pourquoi vous êtes un candidat idéal pour l’entreprise.

À éviter ici : Parler de ses besoins financiers ou répondre « J’ai vraiment besoin de travailler… » Ce candidat ne marquera aucun point !

Question n° 3 « Quel est votre principal point faible ? »

Considérez cette question comme une chance de montrer que vous savez qui vous êtes, que vous êtes sincère et enclin à résoudre les problèmes. Citez un domaine dans lequel vous pouvez vous améliorer et mettez en avant les mesures que vous avez prises dans ce but. Par exemple : la lecture d’ouvrage sur la gestion du temps pour avancer plus vite sur des projets, l’établissement régulier de listes de priorités, le recours à la délégation…

À éviter ici : Citer un faux défaut (« Je m’investis trop dans mon travail ! ») et prétendre être parfait (« Mon point faible ? Rien ne me vient à l’esprit. »). À l’opposé, ne devenez pas votre pire critique en énumérant une liste interminable de défauts.

Question n° 4 « Où vous voyez-vous dans cinq ans ? »

Positionnez-vous comme un collaborateur réaliste, ambitieux mais flexible. Par exemple, évoquez votre envie d’assumer des responsabilités de plus en plus importantes et de vous développer professionnellement, quelle que soit la fonction que vous assumez. Vous pouvez aussi mettre en avant votre engagement dans la formation continue en mentionnant votre désir d’obtenir les nouvelles certifications propres à votre secteur d’activité.

À éviter ici : Se focaliser sur un objectif inaccessible, en proclamant fièrement – par exemple – que l’on compte devenir directeur financier de l’entreprise alors que l’on postule à un poste d’assistant du directeur financier. Cela montre peut-être une motivation réelle mais souligne un objectif qui est irréalisable en cinq ans… D’autre part, il est également déconseillé de rêver à voix haute. « Je me vois au bout du monde au soleil en train de compter mes gains au Loto » n’est pas du tout de circonstance en entretien d’embauche.

Question n° 5 « Pourquoi souhaitez-vous quitter votre employeur actuel ? »

En vous posant cette question, le recruteur essaie de savoir si vous désirez vraiment le poste auquel vous postulez, ou si vous cherchez avant tout à quitter un emploi qui ne vous convient plus. Vous devez donc répéter ce qui vous plaît dans le poste proposé et non pas vous plaindre de votre emploi actuel. Montrez clairement que vous cherchez à saisir une formidable opportunité, et non à fuir une situation déplaisante.

À éviter ici : Dire du mal de son employeur actuel. Peu importe combien l’on peut être malheureux à ce poste ou dans cette entreprise, il ne faut pas se montrer amer ou méprisant pendant un entretien. Les recruteurs recherchent des candidats loyaux, positifs et capables de travailler en équipe. Ils ne sont pas enclins à recruter une personne susceptible de créer des problèmes, ou de les fuir.

En dépit de tous vos efforts, vous ne pourrez pas anticiper toutes les questions qu’on vous posera. Par exemple, vous pouvez réfléchir à des questions moins « classiques » comme : « Que feriez-vous si on vous reprochait un problème dont vous n’êtes pas responsable ? » ou « Qu’est-ce qui vous ferait aimer venir ici chaque jour ? ». Si votre interlocuteur vous prend de court, maintenez le contact oculaire, respirez profondément et réfléchissez avant de répondre. La plupart des postulants perdraient facilement leurs moyens. Mis sur la sellette, distinguez-vous en gardant votre calme.

Source : news.efinancialcareers.com Auteur : Gaelle Marre

Gaëlle Marre est directrice associée d’OfficeTeam, une division de Robert Half International France.

Comment tirer profit d’un salon pour l’emploi

Ecrit par makploga sur . Publié dans Entreprise, Entretien, Miwablo, Recherche d'empoi

Participer à un salon pour l’emploi peut s’apparenter à une sorte de speed-dating. Se retrouver parmi de nombreux candidats venus à la rencontre d’employeurs potentiels, en ne disposant qu’un temps très limité pour retenir l’attention et se démarquer des autres candidats… En ayant à peine le temps de serrer quelques mains et de se présenter que l’on se voit déjà pressé de laisser la place aux suivants… Pourtant, avec un peu d’effort, il est possible de tirer son épingle du jeu. Voici quelques conseils pour sortir du lot :

Être sélectif

Si vous envisagez de visiter un salon pour l’emploi comme une simple occasion de vous présenter aux employeurs en vue d’être sélectionné, vous faites fausse route… C’est à vous de procéder à la sélection ! Commencez par bien choisir l’événement auquel vous souhaitez assister. Un salon qui ne correspond pas à votre domaine d’expertise ou qui n’offre pas de postes dans la ville de votre choix ne mérite pas le déplacement.

Après avoir choisi l’événement ‘idéal’, il ne faut pas chercher à laisser une bonne impression à tous les employeurs présents. Avant le jour J, il est recommandé de se constituer une liste des trois ou quatre entreprises qui semblent correspondre à son projet professionnel et à ses intérêts. Ce, sans négliger les structures moins connues et donc moins sollicitées, car elles peuvent offrir d’excellentes opportunités de carrière. Et si après avoir pris contact avec les entreprises que vous aviez préalablement choisies, vous avez encore du temps, n’hésitez pas à aller à la rencontre d’autres sociétés.

Bien se préparer

Le temps dont vous disposerez avec un employeur potentiel sera très bref. Envisagez donc votre venue à un salon comme si vous prépariez plusieurs entretiens d’embauche programmés le même jour. Il est impératif de faire en amont des recherches sur l’actualité de l’entreprise, sa culture, ses valeurs, sa stratégie de développement… Sans oublier de demander aux membres de son réseau s’ils connaissent l’entreprise en question. Autre point important : la préparation anticipée de quelques questions pertinentes à poser à cette entreprise pour lui montrer à quel point elle semble intéressante.

Concernant la tenue à porter, il convient de s’habiller comme pour un entretien d’embauche, ni plus ni moins. Il faudra également penser à préparer un CV personnalisé pour chacune des entreprises que l’on souhaite rencontrer, en apportant des impressions papier même si ce CV a déjà été envoyé lors de l’inscription en ligne au salon.

Ne comptez pas uniquement sur votre CV pour attirer l’attention de l’employeur. Chaque minute d’une entreprise est précieuse. Aussi, bien avant l’événement, préparez-vous à vous présenter et à expliquer votre intérêt pour l’entreprise en moins d’une minute. Listez les grands points de ce discours, mémorisez-les et répétez devant l’une de vos relations susceptible de vous faire un retour critique. Ce texte doit dire qui vous êtes, ce que vous faites et ce que vous pouvez apporter à l’entreprise qui vous intéresse, le tout en moins d’une minute…

Ne pas négliger les « petits détails »

Les plus petits détails peuvent faire la différence et transformer une perte de temps en un franc succès. Voici quelques autres conseils :

– Ne pas venir en bande. Certes, se rendre à un salon en compagnie d’un ami ou deux peut être rassurant. Mais puisque cela ne se fait pas en entretien d’embauche classique, autant l’éviter sur un salon où l’objectif est de se démarquer et de se faire de nouveaux contacts.

– Tirer profit de chaque minute. Dans les files d’attente, il ne faut pas hésiter à se présenter aux autres candidats, car c’est une autre manière de tester / répéter sa présentation tout en enrichissant son réseau de nouveaux contacts.

– Tout est dans le style. Venir sur un salon ne veut pas dire y accumuler des documents divers et variés qui ne serviront à rien à l’issue du salon.

Suivre ses candidatures pour s’assurer d’un meilleur résultat

Attention, le salon n’est pas fini une fois que vous êtes rentré chez vous ! Après l’événement, envoyez à vos nouveaux contacts un e-mail de remerciement bref qui rappelle ce que vous avez à offrir à l’entreprise. Pensez à rappeler tout élément distinctif évoqué pendant l’entretien, pour continuer de vous démarquer dans l’esprit de ces recruteurs.

Il est vrai que vous ne maîtrisez pas tous les tenants et aboutissants des contacts pris sur un salon pour l’emploi. Mais ça ne veut pas dire pour autant que vous ne pouvez rien faire. Si vous êtes sélectif et sûr de vous à chaque étape du processus, vous évoluerez dans un état d’esprit optimiste et trouverez peut-être ainsi votre prochain emploi.

Source: efinancialcareers.com   Auteur: Valérie Sablé

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