OPINION : Ne perdez pas espoir !

Ecrit par makploga sur . Publié dans Entreprise, Entretien, Miwablo, Recherche d'empoi

Alors que j’étais en train de visionner à la télévision les images des employés perplexes et fâchés quittant les bureaux de Lehman Brothers le jour de la faillite de la banque, je fus frappé par la remarque que m’adressa un banquier senior : « ils ne le savent encore pas, mais pour la plupart d’entre eux, cela se révélera être la meilleure chose qui puisse leur arriver. »

Qu’est-ce qui l’a donc incité à dire une chose pareille ? Sa propre expérience personnelle pour commencer. Le fait d’avoir appartenu à une grosse banque qui a fait faillite il y a quelques années l’a obligé à reconsidérer ce qu’il faisait et, pour finir, il s’est retrouvé dans une banque plus petite où il a trouvé son bonheur.

Cela signifie qu’il y aurait une lumière au bout du tunnel pour les financiers touchés par la crise actuelle ? Je pense que la réponse est « oui ». L’expérience montre que pendant les phases de récession et de marchés baissiers, lorsque le monde semble devenir méconnaissable, émergent souvent de nouvelles opportunités. Ainsi, la période qui a suivi le 11 septembre a montré que plusieurs banquiers d’affaires qui s’étaient spécialisés sur les actions small et midcap ont perdu leur job en même temps que les principaux établissements se retiraient de ce marché. Cependant, cela a été rapidement compensé par l’apparition d’un grand nombre d’établissements plus petits – maisons de courtage indépendantes et boutiques de M&A – désireux de recruter de nouveaux talents.

Les périodes de turbulence comme celles que nous connaissons offrent également des opportunités dans les secteurs directement concernés. Un certain nombre d’organisations, telles que les régulateurs et autres spécialistes des litiges et de l’insolvabilité, cherchent à recruter du personnel avec une expérience de la gestion de crise.

Je ne voudrais pas sous-évaluer le traumatisme dont beaucoup d’employés pourraient souffrir suite aux récents évènements sur les marchés financiers, mais le message est le suivant : « ne perdez pas espoir. » Vous aurez besoin de penser autrement à propos de votre évolution de carrière et de faire preuve de patience, mais l’expérience montre que de nouvelles opportunités se présenteront à chaque étape. Certains d’entre vous pourraient même en déduire que leur avenir se joue en dehors de la finance. Et alors, si vous finissez par trouver votre bonheur, est-ce forcément une mauvaise chose ?

Stephen Lockley est associé dans la société de conseil en corporate finance Wyvern Partners. Au bout de 30 ans de carrière, il a été le témoin privilégié de plusieurs récessions et des redressements qui en ont découlé.

Stephen Lockley

How to disguise desperation in your resume

Ecrit par makploga sur . Publié dans Entreprise, Entretien, Miwablo, Recherche d'empoi

If you’re looking for a job and you can’t find one, you may be feeling a little concerned – especially if you’ve been looking unsuccessfully for some time. If this concern leaks into your resume, it will prove counterproductive: no one wants to hire someone who smells of desperation, no matter how faint the odor.

Recruiters have methods of spotting desperation in resumes. You need to know these and you need to avoid them. Your resume will not look desperate, just as long as you adhere closely to the following:

1) Be objective, not subjective

 

Desperate resumes are subjective about achievements and abilities. They will say things like “an outstanding team player with excellent delivery skills” and “a world class dealmaker with a history of achievement.”

Non-desperate resumes do without this effusiveness. They don’t make woolly claims in an effort to impress and the claims they do make are substantiated with fact.

“Too much sugar isn’t a good idea,” says Philip Beddows, founding partner at coaching and mentoring firm The Silk Road Partnership. “Everything needs to be objective. People need a very real idea of what you can deliver to a new employer.”

“Desperate resumes often have over-enthusiastic synopses,” says a recruiter. “You can spot them a mile away.”

 

2) Apply for roles appropriate to your experience

 

If you’re submitting your resume for roles which don’t match your experience, or for roles for which you are over-qualified, you will immediately be deemed desperate by recruiters.

“Last week, I had a resume from a trader who was applying for a role in trade support,” says one recruiter. “You have to ask why on earth that was.”

If you genuinely can’t find a role that does match your experience and are compelled to apply for all sorts of other roles that are on offer, you may feel there is little you can do about this. However, recruiters say you can help mitigate your apparent desperation by adding a covering letter or resume statement explaining why you’re interested in making a regressive or tangential career move, and why you’re appropriate to that role. You need to get the hiring manager to empathize with you in this.

 

“If you’re applying for a more junior role than you did previously, you will probably be submitting your application to someone at your level,” says the recruiter. “For example, if you were a project manager and you’re applying to be a senior developer, you will probably be submitting your resume to another project manager. They’ll be wondering why on earth you want to take a step back and thinking they’d never do it themselves. You need to convince them on a human level why you’re serious about this.”

 

3) Be a little friendly, not entirely formal

 

When you’re desperate, it may seem wise to be as polite and as formal as possible in your resume in order to underscore your professionalism. However, this can also make you seem unintentionally brittle and aloof.

The place for friendliness is in the personal interests section at the end of the resume. Use this to inject an intimate element to the document. Refer to yourself in the first person, advises Beddows. “You need to bring a human element to your proposition,” he advises.

 

4) Don’t disgorge your life into it

Desperation is a resume that runs to multiple pages and includes every single career event in a lifetime. The best resumes are short, sweet, chronological and focused.

“You need a focused punch to your resume,” says Beddows. “Think through what your proposition is to the market. Why would someone hire you instead of an alternative candidate? There’s no point putting in a whole load of detailed stuff which doesn’t add any value and doesn’t substantiate the message you’re trying to communicate.”

This article first appeared on our UK site, but applies here as well.

Sarah Butcher

Faites un break sans nuire à votre carrière

Ecrit par makploga sur . Publié dans Entreprise, Entretien, Miwablo, Recherche d'empoi

Voyager, mener un projet perso, créer votre boîte… Vous avez envie de prendre l’air et de quitter provisoirement bureau et collègues ? C’est un rêve accessible, à condition de bien mûrir son projet.

Lorsque Stéphane Boyera a décidé de prendre un congé sabbatique il y a cinq ans, il ne savait pas que ce choix allait changer sa vie. Cet informaticien, chef d’équipe, voulait seulement parcourir le monde pendant six mois avec sa femme : «Ce voyage nous a transformés. J’ai compris que ce qui m’animait réellement, c’était l’aide au développement.» Quelques mois après son retour, il s’est fait embaucher comme directeur des programmes par la World Wide Web Foundation, qui favorise l’accès aux nouvelles technologies dans les pays pauvres.

Que vous désiriez sillonner la planète, créer une entreprise ou vous engager dans l’action humanitaire, l’équation reste la même : comment gérer cette pause dans votre carrière ? Et en faire, in fine, un atout professionnel ? Car, bien préparé et bien mené, un break, même de plusieurs années, ne sera pas perçu comme une incongruité par les recruteurs ou les RH. Il vous permettra en outre de revenir plus motivé et vous ouvrira de nouveaux horizons.

Choisissez le bon
 moment pour partir

«Toutes les périodes ne sont pas propices aux breaks, observe Marguerite Chevreul, coach et consultante chez Eos Conseil. Faire une pause peut être ris-
qué si vous êtes en pleine ascension professionnelle. Votre employeur ou un futur recruteur pourraient s’interroger sur votre motivation et votre ambition dans la vie.» Difficile, donc, d’envisager de franchir le pas entre 30 et 35 ans, période où les responsabilités augmentent et où la carrière décolle. D’autres sont tentés de le faire une fois le cap de la quarantaine franchi. Le risque change alors de nature : ils pourront avoir du mal à retrouver un job si d’aventure le retour au bercail se passait mal.

Plutôt que de raisonner en termes d’âge, mieux vaut effectuer un diagnostic objectif de sa situation. Suis-je à un palier de ma carrière ? Quelle est ma marge de manœuvre sur le plan personnel ? Pour Davy Guyau, cet examen de conscience a été rapide : «Lorsque des amis m’ont proposé d’ouvrir un restaurant basque avec eux, j’ai sauté sur l’occasion. J’avais fait le tour de mon poste de responsable prévisions des ventes aux Salins du Midi. Je n’avais pas d’enfant. Et j’avais quelques économies à investir.» Montrez-vous également responsable vis-à-vis de votre employeur : différez votre départ si un projet important nécessite la mobilisation de tous, et en particulier de vos compétences. Ou si une restructuration se profile, qui pourrait menacer votre poste.

Dévoilez vos intentions par petites touches

Votre décision est prise ? Il est temps de l’annoncer à votre patron. Si la loi exige de respecter un délai de un à trois mois, il est préférable, en pratique, de faire connaître vos intentions le plus tôt possible. «L’astuce consiste à amener progressivement le sujet sur la table, pour qu’il finisse par s’imposer de lui-même», explique Olivier Ballu, responsable recrutement et gestion de carrière chez RH Partners. Commencez par évoquer vos intentions de manière informelle, sans parler de date ni de durée, mais en insistant sur le bénéfice que votre employeur pourrait tirer d’une telle expérience. Mentionnez un peu plus tard que vous avez noué un contact intéressant. Et n’annoncez ouvertement votre souhait de partir que lorsque tout est calé.

Peut-on vous refuser ce break ? Cela dépend du type d’absence (un congé parental est toujours accordé), de la taille de l’entreprise et du nombre de salariés déjà en congé de longue durée, ou appelés à l’être au cours de l’année. En avançant par étapes, vous prouverez au moins que vous n’agissez pas sur un coup de tête. Stéphane Boyera a confié son envie de tour du monde à son patron neuf mois avant son départ : «C’était le délai nécessaire pour terminer les projets en cours et passer le relais en douceur à un collègue.»

Mais attention : se dévoiler trop tôt, c’est risquer aussi de compromettre le projet. «Votre patron pourrait vous confier davantage de responsabilités pour essayer de vous retenir et ébranler vos certitudes quant à la nécessité de ce break», avertit Marguerite Chevreul. Si vous résistez à ses sirènes, veillez à le remercier de sa confiance : il s’agit de conserver de bonnes relations avec lui, en prévision d’un éventuel retour. Vous savez déjà que vous ne reviendrez pas ? N’en dites rien. Vous pourriez être mis au placard durant les quelques mois qui précèdent votre départ.

Mieux vaut jouer la sécurité. Comme l’a fait Timothée de Courcy, lorsqu’il était directeur marketing d’une grande marque de jardinage : «J’étais parti en mission humanitaire en Haïti, persuadé que cette parenthèse marquerait un tournant dans ma vie professionnelle et que je changerais de job après. Mais comme je n’avais pas de perspectives précises, je n’ai rien laissé paraître. J’ai même réintégré mon emploi pour pouvoir chercher tranquillement un nouveau poste.»

Dans tous les cas, réfléchissez à la manière de présenter votre projet, aux arguments que vous allez avancer. «Vous devez avoir l’air sûr de vous et motivé, mais en même temps, ne pas en faire trop», recommande Frédéric Adida, conseiller en carrière et président d’Assaté. L’idéal : rester factuel. Votre patron n’est pas là pour écouter vos états d’âme, encore moins pour partager votre enthousiasme. Vous le mettez dans une situation délicate. Inutile d’en rajouter.

Impliquez-vous dans 
le choix du remplaçant

L’enjeu est double. En vous assurant que vous serez remplacé, vous partez l’esprit plus tranquille : votre poste a de grandes chances d’exister sous une forme identique à votre retour. Le fait de participer à ce recrutement permet aussi de sentir si votre successeur a l’étoffe d’un concurrent potentiel… Maryse, commerciale dans l’industrie pharmaceutique, n’a pas vu venir le coup. «Pour me remplacer durant mes deux ans de congé parental, raconte-t-elle, j’avais conseillé à ma hiérarchie une jeune vendeuse très prometteuse, recrutée depuis peu. A mon retour, j’ai réalisé qu’elle avait tissé un vrai lien avec tous mes clients et développé de manière significative notre portefeuille. Je n’avais plus vraiment ma place. J’ai préféré me positionner sur un autre marché, quitte à reprendre de zéro toute la prospection.»

Si vous le pouvez, privilégiez une connaissance : la rivalité sera moins grande. Et face à votre patron, soulignez les qualités de ce collègue qui vous est proche ou de cet ancien collaborateur en qui vous avez toute confiance. «Recruter en dehors de l’entreprise peut être également une solution, précise Olivier Ballu. Surtout si vous connaissez une personne capable de reprendre rapidement vos dossiers ou un prestataire de services qui a participé avec succès à plusieurs missions.»

Restez organisé et tenez votre planning

«En tirant un trait sur des journées bien réglées, et souvent très remplies, on peut être tenté de souffler, de profiter de ce break pour retaper sa maison, par exemple, et au final on ne fait que perdre son temps», met en garde Frédéric Adida, d’Assaté. Pour que cette pause soit réellement bénéfique, votre projet doit être parfaitement cadré, avec des objectifs précis et un planning strict. Tour du monde, création d’une entreprise ou écriture d’un roman, l’important est d’organiser scrupuleusement son agenda, en se fixant des échéances hebdomadaires. Pas question de prendre du retard sous prétexte qu’on a plusieurs mois devant soi.

Autre conseil : ne vous coupez pas du monde. On peut vite souffrir de la solitude, manquer de motivation et ne rien faire de constructif. Même si vous travaillez seul chez vous ou que votre projet vous accapare quinze heures par jour, obligez-vous à déjeuner à l’extérieur, à voir régulièrement des amis sur qui vous pourrez tester vos idées. En résumé, gardez un lien social. Pourquoi ne pas en profiter pour vous inscrire à un club d’entrepreneurs ou à une association ? Cette coupure de quelques mois doit aussi être l’occasion de faire des rencontres, d’engranger des contacts et de diversifier son réseau.

Préparez un éventuel retour au bercail

Une fois parti, la tentation est forte de couper les ponts avec le bureau. Grave erreur ! «Vous risquez d’être totalement déconnecté à votre retour, prévient Marguerite Chevreul. Outre le sentiment désagréable de ne plus être à votre place, vous devrez aussi affronter les doutes de votre patron sur votre capacité à reprendre vos fonctions.» Cartes postales pour les globe-trotteurs, invitation au vernissage de votre exposition ou, plus classiquement, envoi d’e-mails à vos collègues et à votre boss : tout est bon pour garder le contact.
Entre une et trois semaines avant votre retour (tout dépend de la taille de votre entreprise et de la complexité de votre fonction), invitez votre chef à déjeuner, histoire d’évoquer les dossiers en cours et ceux dont vous devrez bientôt vous charger.

Comme beaucoup de ceux qui se lancent dans une telle aventure, Stéphane Boyera n’avait ni donné ni pris aucune nouvelle durant son congé sabbatique. De retour à son poste, il s’en est mordu les doigts : «Mon supérieur direct avait été remplacé et personne ne m’avait prévenu. Son successeur a peu apprécié que je débarque un beau matin, sans qu’il soit au courant. Résultat : on m’a mis sur la touche en me confiant divers projets sans intérêt.» Dans ce cas particulier, l’épisode fut bénéfique, puisqu’il renforça l’intéressé dans son choix de bifurquer vers l’humanitaire.

Il n’empêche qu’en règle générale, même si la loi impose la réintégration dans l’emploi ou dans une fonction similaire, assortie d’une rémunération au moins équivalente, le placard reste la principale crainte de tous ceux qui font un break. «Montrez votre motivation, redoublez d’énergie, soyez proactif, enrichi et plus épanoui que jamais, conseille Philippe Guittet, directeur de PG Conseil. Parlez, bien sûr, de ce que vous avez vécu mais en contenant votre enthousiasme : votre chef pourrait croire que vous n’avez qu’une envie : celle de repartir…»

Au cours des premières semaines, observez ce qui a changé au bureau (en termes d’organisation, de services…) et réfléchissez à ce que vous pourriez apporter de neuf, au regard de ce que vous avez vécu. L’erreur serait de replonger immédiatement dans vos dossiers. Quand on est parti loin ou longtemps, le train-train quotidien paraît bien fade au début. Il faut donc vous préparer à vivre une période de deuil, plus ou moins longue, avant de retrouver la niaque. L’aventure que vous avez vécue peut aussi modifier votre perception de l’entreprise. Après une expérience forte, il est rare en effet que l’on se satisfasse de sa situation antérieure. Vous avez des envies d’évolution professionnelle ? Assurez-vous que ce ne sont pas de simples lubies.

Demandez à votre supérieur un entretien de retour et examinez avec lui les options possibles : changement de poste, de département, de secteur d’activité… Car, même si l’expérience a été un échec, il est capital d’en tirer profit pour la suite. A l’instar de Davy Guyau : «Au bout de deux ans, mes associés et moi avons dû revendre notre restaurant : le chiffre d’affaires était insuffisant. Mais j’estimais avoir démontré, à travers cette expérience, ma capacité à m’engager dans un projet à risque, à prendre des initiatives et à encaisser l’échec.» Cet ingénieur civil des Mines n’a pas eu de mal à en convaincre un recruteur : quatre mois plus tard, il retrouvait un poste de responsable des études dans un grand groupe français.

Céline Deval

novembre 2019
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