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OPINION : « Pourquoi je quitterai Paris pour Cotonou »

Ecrit par wediko sur . Publié dans Entreprise, Innovation, Miwablo, Recherche d'empoi


Un jeune diplômé d’une grande école française explique pourquoi, malgré le taux de chômage à Cotonou, il ne végétera pas à Paris.

Cela fera bientôt deux ans que ma femme et moi réfléchissons à notre départ de la France pour retourner à Cotonou ou dans une capitale africaine. La raison principale de notre déménagement, c’est que nous en avons assez de vivre dans un pays où un tiers de la population active travaille dans la fonction publique.

Évidemment, les services publics sont d’excellente qualité en France : les trains sont à l’heure (certains roulent même à 300 km/h depuis 1981) et lorsque vous allez à l’hôpital, il y a toujours un médecin prêt à vous soigner et les médicaments sont presque gratuits. Pendant nos études, nous avons bénéficié des APL (Rappelez-vous ces fameuses allocations qui prennent en charge une partie de vos loyers.) ; de la couverture maladie universelle : la célèbre CMU, sésame pour le package gratuit de la santé ; de la prime pour l’emploi : un système dans lequel contre tout attente c’est le trésor public qui te donne de l’argent or tu n’as rien demandé, rien réclamé, juste envoyé ta déclaration d’impôt comme chaque année.

C’est formidable n’est ce pas ? Le revers de la médaille, c’est que ces services publics représentent une réelle charge pour l’économie. Maintenant que j’ai un vrai boulot : comprenez cadre à 3000 euros par mois , jamais je ne pourrai me faire à l’idée qu’il faudra que j’attende 67 ans avant de partir en retraite alors qu’un chauffeur de bus peut partir à 50 ans, grâce à la générosité des caisses de retraite du privé dans lesquelles le gouvernement puise pour subventionner les caisses de retraite déficitaires du public.

Jamais je ne pourrai me faire à l’idée qu’il faille que je paie chaque année 3500 euros d’impôt 750 euros de taxe foncière et 120 euros de taxe audiovisuelle. Jamais je ne pourrai me faire à l’idée que je dois faire un prêt sur 25 ans pour m’acheter à 400k€ un appartement de 45 m² dans la banlieue ouest de Paris ; jamais je ne pourrai me faire à l’idée qu’on me renvoie constamment à mes origines. (Si tu trouves quelque chose de marrant à rajouter n’hésite pas…lol)

J’ai  entendu quelque part un dirigeant français affirmé tout fier « la France tu l’aimes ou tu la quitte » alors j’ai décidé de la quitter pour une destination qui m’a vu grandir même s’il n’y a pas d’APL, de CMU, de RTT ni même de PEE et que les transports en commun se résument à prendre tranquillemet son zemidjan (Taxi-moto). Je ne sais pas que ce qu’il adviendra pour nous la bas une fois sur place. Tant mieux si je réussi tant pis si j’échoue, au moins je n’irai pas faire la queue à la caisse d’allocation familiale.

Anonyme

Un diplômé africain sur huit de l’enseignement supérieur vit dans un pays de l’OCDE

Ecrit par wediko sur . Publié dans Entreprise, Innovation, Miwablo

La Banque mondiale propose que les 30,6 millions d’Africains expatriés contribuent plus efficacement au développement de leur continent. 

La France et la Côte d’Ivoire sont les deux destinations privilégiées des Africains qui émigrent. L’ancienne puissance coloniale en héberge sur son sol 2,754 millions alors que le premier producteur mondial de cacao en accueille 2,448 millions. La Banque mondiale cite ces chiffres en préambule d’une étude inédite visant à «démultiplier l’impact (économique) des migrations pour l’Afrique». C’est une façon de rappeler que tous les Africains qui vont vivre en dehors de leur pays d’origine ne quittent pas forcément le continent. «Deux tiers des migrants d’Afrique subsaharienne, notamment les plus pauvres, vont s’établir dans d’autres régions du continent, alors que dans le cas de l’Afrique du Nord 90 % sont partis outre-mer», note le rapport.

Que la Côte d’Ivoire se positionne comme le principal pôle d’attraction peut évidemment surprendre : le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) vient de signaler que plus de 150.000 Ivoiriens ont dû s’enfuir au Liberia ces dernières semaines. Mais le fait est que, depuis l’époque de la colonisation française, le pays n’a cessé d’attirer la main-d’œuvre voisine. Au point que dans les années 1970, le président Houphouët-Boigny avait dû lancer la notion d’«ivoirité» pour rassurer ses concitoyens inquiets de l’afflux d’étrangers.

Les flux et reflux démographiques que connaît la Côte d’Ivoire illustrent bien l’ambivalence des migrations interafricaines. Elles obéissent certes principalement à des motivations économiques en faveur des pays les plus riches, comme le Nigeria et l’Afrique du Sud. Mais il s’agit parfois de «migrations forcées». L’UNHCR dénombre actuellement 2,2 millions de réfugiés qui ont dû fuir, à la suite de guerres ou de catastrophes naturelles, sans compter les 6,5 millions de gens déplacés au sein de leur propre pays.

 

La fuite des cerveaux, atteint des proportions alarmantes

On ne saurait donc sous-estimer l’impact négatif des flux migratoires sur les régions délaissées. L’économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique, Shantayanan Devarajan, admet que «la fuite de capital humain» pénalise «les pays de petite taille et à faible revenu» ainsi que «les pays fragiles qui sortent d’un conflit». Phénomène plus général, le brain drain, la fuite des cerveaux, atteint des proportions alarmantes. La Banque note qu’un diplômé africain sur huit de l’enseignement supérieur vit dans un pays de l’OCDE. C’est un véritable fléau au Ghana : 37,1 % de médecins formés dans ses facultés et 55,9 % des praticiens nés sur ses terres exercent à l’étranger. Au total, 11 % des infirmières et 18 % des médecins éduqués au sud du Sahara travaillent sous d’autres cieux, avec pour conséquence une pénurie des personnels médicaux d’autant plus accusée que le pays est pauvre.

Malgré ces réserves, les experts de la Banque mondiale estiment que «les Africains vivant à l’étranger constituent une ressource vitale». Le principal canal, ce sont les envois de fonds, les remittances, selon le terme anglais, que les expatriés adressent régulièrement à leurs familles restées dans la mère patrie. Ce vecteur est désormais plus important que l’aide publique au développement. Il a véhiculé 39,7 milliards de dollars en 2010, dont 21,5 milliards pour l’Afrique du Nord et 18,2 pour les régions subsahariennes. Ces fonds sont également moins volatils que les investissements directs étrangers, qui ont chuté en 2009 avec la crise.

 

Instaurer la double nationalité pour leurs émigrés

Il est possible d’accroître l’impact de ces financements qui se font au sein des familles par-delà les frontières, estime Dilip Ratha, l’économiste principal de la Banque pour les questions de migrations. «Certains pays, comme le Mexique et la Turquie, ont essayé d’orienter leurs capitaux à des fins d’investissements collectifs, mais cela n’a pas marché. Il faut préserver leur caractère privé, tout comme est personnelle la décision d’émigrer», juge cet ancien économiste de Crédit Agricole Indosuez, d’origine indienne. Il propose, en revanche, de s’attaquer au problème endémique des coûts de transactions, totalement excessifs (il faut payer 20 dollars pour l’envoi de 200 dollars). La solution serait de faire jouer les réseaux des postes et les entreprises de téléphonie mobile.

Au-delà des remittances, Dilip Ratha préconise de mobiliser l’ensemble de l’épargne des diasporas, qu’il évalue à 30,4 milliards de dollars annuellement pour les pays subsahariens. L’idée consisterait à émettre des bons d’épargne, à l’instar de ce qu’Israël et l’Inde font depuis longtemps, et que la Grèce s’efforce de mettre en place auprès de sa propre diaspora. Ces titres, émis à des taux hors marché, pour des valeurs nominales de 100 à 10.000 dollars, serviraient à «financer des infrastructures, des projets de santé et d’éducation».

Last but not least, Dilip Ratha exhorte les États africains à instaurer la double nationalité pour leurs émigrés (seulement 20 sur 54 l’acceptent) de façon à renforcer les liens avec leurs communautés étrangères. Il ne doute pas que ces diasporas aient un grand avenir compte tenu des évolutions démographiques. À l’horizon 2050, la population en âge de travailler aura diminué de 88 millions en l’Europe occidentale, quand l’Afrique subsaharienne aura accru la sienne de 699 millions !

 

Jean-Pierre Robin

 

Le Figaro

Quelques certifications et diplômes susceptibles de booster votre employabilité

Ecrit par wediko sur . Publié dans Entreprise, Miwablo, Recherche d'empoi

Si vous n’arrivez pas à trouver d’emploi dans l’industrie financière ou bien que vous êtes désireux de changer de poste, vous pourriez avoir besoin d’enrichir votre CV afin d’améliorer vos chances de décrocher un travail.

Si les certifications les plus connues restent le MBA et le CFA, il existe d’innombrables autres formations toutes aussi pertinentes aux yeux des recruteurs, même si elles ne jouissent pas de la même notoriété. N’hésitez pas à donner votre avis et à en mentionner encore d’autres dans la rubrique commentaires en bas de l’article.

 

1) Le MBA

Prérequis : Un MBA n’augmentera réellement votre employabilité en banque d’investissement que si vous l’avez passé dans une école prestigieuse et que vous avez moins de 32 ans. Le mieux serait que votre MBA fasse partie des 10 premiers du classement 2011 duFinancial Times.

Bon pour… ceux qui veulent travailler dans les M&A ou sur les marchés de capitaux ou bien rejoindre une banque d’investissement à un niveau relativement junior, comme associé par exemple.

Mauvais pour… ceux qui veulent absolument faire carrière dans la vente ou le trading : un MBA ne remplacera jamais une expérience en front-office.

 

2) Le CFA

Prérequis : Dès lors que vous travaillez sur les marchés financiers la certification vous sera utile si vous souhaitez une formation exigeante reconnue par l’industrie financière dans le monde entier.

Bon pour… ceux qui veulent donner une nouvelle dimension à leur carrière, qu’ils soient dans la recherche actions ou la gestion de portefeuille, ou dans la gestion d’actifs et la banque d’investissement. La condition : qu’ils soient prêts à étudier même le week-end, car préparer la certification CFA demande beaucoup de travail : 350 heures minimum sur 3 ans et beaucoup admettent y passer (beaucoup !) plus de temps.

Mauvais pour… ceux n’ayant aucune expérience dans la finance et qui pensent naïvement que passer le premier niveau du CFA leur permettra de se démarquer des centaines de milliers d’autres candidats qui chaque année passent l’examen.

 

3) Le CIIA

Prérequis : Tout comme son concurrent américain le CFA, mieux vaut mieux déjà être en poste dans l’industrie financière pour passer le Certified International Investment Analyst.

Bon pour… ceux qui envisagent une carrière à l’international. « Les jeunes professionnels qui rejoignent notre centre de formation pour passer ce diplôme veulent avoir un sésame international qui leur permette d’être reconnus sur d’autres places financières », indique Maïté Legrand-Boucard, directrice du Centre de formation de la SFAF.

Mauvais pour… ceux qui n’ont justement pas l’intention de faire une carrière à l’international.

 

4) L’ACA

Prérequis : L’ACA pourra renforcer votre employabilité en banque d’investissement que si vous avez moins de 26 ans au moment où vous le passez. « Je ne me souviens pas avoir vu passer le CV d’un candidat en banque ayant passé son ACA après 25 ou 26 ans », reconnaît un recruteur.

Bon pour… tous ceux qui cherchent à s’expatrier. L’ACA vous aidera si vous recherchez un emploi dans la recherche actions, la finance d’entreprise, ou l’analyse crédit.

Mauvais pour… ceux qui recherchent un emploi dans la vente ou le trading.

 

5) Le certificat PRM – Professional Risk Manager

Prérequis : L’avantage de ce certificat pour les jeunes professionnels ou les étudiants est qu’il ne nécessite aucune année d’expérience pour être détenu une fois les 4 examens obtenus (contrairement par exemple au CFA pour lequel il faut 4 ans d’expérience en plus des trois examens).

Bon pour… ceux qui, en BFI, travaillent déjà dans les risques de marché ou envisagent d’y faire carrière. « Cette certification de la PRM International Association (PRMIA) constitue la référence internationale en matière de reconnaissance de l’expertise et des compétences des professionnels dans la gestion des risques ».

Mauvais pour… ceux qui ont déjà un long passé de risk managers : dans un domaine en particulier, rien ne remplace l’expérience…

 

6) Le CAIA

Prérequis : Délivré par l’association CAIA, le Chartered Alternative Investment Analyst s’adresse à des candidats issus de différents horizons de la finance (gestionnaires, analystes, consultants, risk managers, juristes…) ayant une expérience professionnelle variable, mais ont tous en commun la volonté de se perfectionner dans ce secteur. Pour information, le site du CAIA France a récemmentouvert un bureau à Paris.

Bon pour… les candidats juniors désireux de donner un coup de pouce à leur carrière ainsi que les gérants alternatifs chevronnés qui veulent acquérir de nouvelles techniques et explorer d’autres classes d’actifs.

Mauvais pour… ceux qui ont les cheveux qui se dressent sur la tête à la simple prononciation du mot « hedge funds ».

 

7) Executive Master Finance d’entreprise & marchés de capitaux, Sciences Po Paris

 

Prérequis : Cet Executive Master s’adresse à des professionnels qui ont au moins 5 années d’expérience dans la finance ou 15 années d’expérience dans un autre domaine.

Bon pour… ceux qui veulent notamment s’orienter vers les directions financières des grands groupes en France ou à l’international.

Mauvais pour… ceux qui n’arrivent pas convaincre leur entreprise de prendre tout ou partie du financement de la formation : comme beaucoup de formations « executive », le coût est plutôt élevé (18 200 € pour 40 jours s’étalant sur 18 mois).

 

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