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Nouveau dans une entreprise au Bénin ? Voici les 7 comportements à éviter !

Ecrit par wediko sur . Publié dans Entreprise, Miwablo, Recherche d'empoi

Félicitations ! Vous avez  enfin un  job ! Mais le plus dur est encore devant

Les premières semaines au sein de votre nouvelle entreprise vont être cruciales, et détermineront largement si votre avenir dans ces nouveaux murs ressemblera au paradis ou plutôt à l’enfer.

Oubliez les compétences techniques, qui ont été l’une des raisons de votre recrutement. Nous parlons ici de votre comportement et de votre manière de vous intégrer, ou pas, à votre nouvel environnement de travail. Voici 7 comportements qu’il vous faudra à tout prix éviter pour réussir votre intégration dans une entreprise au Bénin.

 

Ignorer la culture d’entreprise

Ouvrez grands vos yeux, et tendez l’oreille. Comment communiquent vos nouveaux collègues ? Coups de fil, emails, messagerie instantanée ? Préférences pour les conversations en face à face ? Adoptent-ils un look soigné ou plutôt décontracté ? Votre comportement doit fortement s’inspirer du leur.

Si certains aspects de la culture d’entreprise sautent aux yeux et ne vous auront certainement pas échappés au fil des entretiens de recrutement, d’autres sont plus subtiles à détecter.

Pour les identifier, arrivez  au bureau avec un peu d’avance et rester un peu plus tard que vos collègues.

Vous aurez tout le loisir d’observer leurs comportements à des moments clés de la vie de l’entreprise, quand la ‘pression’ n’est pas encore montée ou, à l’inverse, quand elle redescend. Ces moments sont aussi propices aux confidences et aux conversations informelles au cours desquelles vous recevrez quelques conseils bien utiles pour comprendre  les us et coutumes de la maison.


Montrer de l’arrogance

Vous êtes intelligent et fraichement émoulu des meilleures formations locales ou étrangères. Tant mieux !!

Au delà des compétences que vous possédez et qui vous ont permis de décrocher le job, vous détenez une autre qualité précieuse (qui elle, ne durera pas) : un œil neuf sur l’entreprise que vous venez d’intégrer.
Votre patron le sait bien et compte sur vous pour lui faire part de vos observations et pistes d’amélioration. Ce qui ne signifie aucunement que vous êtes autorisé à dire tout ce que vous pensez !

Sachez user de ce privilège avec intelligence, c’est-à-dire sans arrogance. Ne vous tirez pas une balle dans le pied en vous offusquant ‘d’anomalies majeures dans les différents process de l’entreprise, inacceptables à ce niveau’. Quand bien même vous auriez raison, vous n’avez rien à gagner à être péremptoire et n’avez pas été embauché pour saper le moral de vos collègues ou de votre patron (qui d’ailleurs pourrait bien avoir instaurés lui-même les objets de votre retour d’observation.

N’en faites pas trop non plus sur votre précédente boite ‘qui, elle, avait tout compris’, préférez exposer des solutions qui ont porté leurs fruits au cours de vos expériences. Bref, faîtes preuve de modestie, tout en faisant preuve d’un esprit constructif.

 

Longer les murs

Pas d’arrogance, certes, mais de la présence ! Ne laissez pas votre timidité freiner le développement de vos relations au bureau, n’attendez pas que l’on vous sollicite pour entrer en contact avec vos nouveaux collègues. Rendez-vous rapidement visible et montrez votre envie de vous intégrer, pas de vous imposer.

Ne refuser pas une sortie avec les collègues : soyez de toutes les aventures au début, cela vous permettra de mieux cerner vos collègues. Mais surtout votre présence permanente leur laissera moins de temps pour pourrir le nouvel entrant que vous êtes !

 

Manquer de tact et ignorer les mentalités locales

Vous êtes d’origine africaine mais vous aviez passé la majorité de votre parcours universitaire à l’étranger. Il est évident et naturel que votre perception des choses, l’analyse de votre environnement et de votre travaille aient changé. Tant mieux car votre ancien paradigme professionnel est un atout considérable mais encore faut-il s’en servir avec justesse. Votre humilité est le meilleur moyen de ne pas froisser la susceptibilité de vos nouveaux collègues. Prenez le temps de les écouter, vous apprendrez probablement beaucoup sur les mentalités et les coutumes locales ou sur la manière de manager à 26 ans une personne de 30 ans votre ainé.

 

Avancer dans le brouillard

Difficile de produire un travail de qualité quand on ne sait pas exactement ce que l’on attend de vous.  N’hésitez pas à demander à votre manager de clarifier les points qui le méritent, quand bien même il l’aurait déjà fait. Redemandez quel périmètre de responsabilités vous est confié, comment votre performance sera mesurée… Mieux vaut demander à votre supérieur de se répéter que d’aller tout seul dans le mur. Soyez tout de suite dans l’action, pas dans la passivité.

Cependant, être dans l’action ne pas dire remettre constamment tout en question. Si cette entreprise fonctionnait avant votre arrivée, c’est qu’il y a certainement du bon à conserver ou à optimiser : elle n’a donc pas tout à apprendre de vous.

Refuser d’admettre ses erreurs.

Tout le monde fait des erreurs, et les nouvelles recrues en font souvent plus que les autres. Rien d’anormal à cela. La seule erreur à ne pas commettre est celle qui consisterait  à croire que si vous cachez vos fautes, personne ne les remarquera. Misez plutôt sur votre sens de la responsabilité, vos capacités à apprendre, corriger et à continuer d’avancer.  C’est cela qui paie !

Ne pas demander de feedback

Inutile d’attendre votre revue de performance, dans six mois ou un an, pour savoir ce que pense votre supérieur de votre travail.  Nous ne sommes pas à Google et les moyens sont parfois limités. Au contraire, lui-même serait quelque peu étonné que vous ne cherchiez pas à connaitre son ressenti au bout de quelques semaines. Proposez lui d’échanger sur ce qui fonctionne bien et les points qui pourraient être améliorés. C’est une démarche constructive qui montre votre envie d’aller de l’avant. Mais s’il n’est pas disponible, n’insistez pas ; il n’a pas votre temps : c’est lui le patron.

A bon entendeur …….

Bonne chance !!!

L’équipe Miwablo.

 


OPINION : « Un projet d’expatriation ne laisse aucune place à l’improvisation »

Ecrit par wediko sur . Publié dans Entreprise, Innovation, Miwablo

 

Quelles que soient leurs fonctions, les cadres ayant une expérience à l’international ont une rémunération sensiblement, supérieure de 50 % en moyenne, à ceux qui sont restés dans l’Hexagone. La finance est globale, les financiers doivent l’être aussi.

Partir : oui mais comment ? Cette décision ne s’improvise pas. Trois conseils pour les financiers qui veulent optimiser leur expatriation : 1) définissez un cahier des charges personnalisé de votre mobilité ; 2) communiquez positivement sur votre mobilité ; 3) négociez au mieux les modalités de votre départ.

1) La famille doit être dans la boucle

Pour apparaître déterminé face à votre employeur actuel ou potentiel, il faut arriver à lui montrer que votre famille l’est tout autant. Cette exigence est incontournable : il faut discuter et préalablement définir EN FAMILLE les grandes lignes de cette mobilité.

Pour être en phase avec vos proches sur le cahier des charges de votre mobilité, travaillez par « petites touches ». Faites-les d’abord rêver !

Suivent les questions pratiques et essentielles :

– Votre conjoint a un emploi auquel il tient, est-il prêt à l’abandonner, à vous suivre, dans quel délai ? De plus en plus de groupes offrent au conjoint un bilan de compétences qui lui permettra de mieux se positionner sur le marché local, profitez-en !

– Vous tenez à votre nouvel appartement ? Prenez vos dispositions pour le louer en « meublé », c’est un dispositif sécurisant.

– Vous êtes ambitieux pour vos enfants, inscrivez dans votre cahier des charges « n’importe où dès lors qu’il y a un lycée français ». Et il y a du choix avec plus de 400 établissements répartis dans 130 pays.

Peu de problèmes sont insolubles. Un directeur financier dans l’industrie basé à Paris s’était engagé auprès de son ex-femme à une garde alternée un grand week-end par mois de leurs enfants basés à Lyon. Je l’ai convaincu d’accepter un beau poste à Prague : 2 h d’avion Paris-Prague n’est pas plus compliqué que 2 h de TGV Paris-Lyon, c’est juste un peu plus cher, mais cela a été pris en compte dans le salaire.

2) Dire haut et fort ses velléités de mobilité

Le paramètre de la mobilité peut multiplier par 2 la taille de votre marché de l’emploi. Non seulement il augmente le nombre de postes auxquels vous pouvez prétendre mais il vous permettra d’être contacté plus souvent et d’élargir votre champ des possibles.

L’essentiel est de communiquer largement sur votre désir de mobilité : mentionnez-le sur votre CV à côté de votre situation familiale en choisissant la formule la mieux adaptée à votre cas (« grande mobilité à l’international », mobilité Europe et Amérique du Nord », « mobilité France et pays limitrophes… »). Partagez vos rêves d’expatriation avec vos collègues, vos amis, votre réseau, ils s’en souviendront.

Vous pouvez aussi jongler sur le côté un peu « indiscret » de certains réseaux sociaux : faites des photos de votre conjoint japonais, de votre pied-à-terre à New York, de vos nombreux voyages au bout du monde sans oublier vos nombreuses connexions en Asie que vous afficherez sur Linkedin.

Enfin, il n’y a pas d’âge pour un projet d’expatriation. La mobilité est même un antidote puissant contre le handicap de l’âge. Seniors sachez qu’une vraie disponibilité à l’international peut vous rajeunir de 5 à 10 ans en vous permettant d’être plus compétitifs par rapport à des plus jeunes.

3) CHECK LIST : ne rien oublier

Pour négocier au mieux les modalités de votre mobilité rappelez-vous que nombre de grands groupes ont élaboré des grilles de « package expatriation » très complètes. Par votre réseau essayez de vous procurer leur « draft list » pour ne rien oublier d’important. De ce point de vue, il est toujours utile de discuter avec des personnes qui ont connu ou connaissent l’expatriation. Essayez de savoir ce qu’ils ont demandé, ce qu’ils ont obtenu, ce qu’ils n’avaient pas anticipé.

En dehors des éléments courants, je suis notamment particulièrement attentif aux problèmes issus des périodes clés de la période d’essai et de la sortie en cas de licenciement. Si possible ne déménagez pas votre famille pendant votre période d’essai. Un usage assez courant est d’obtenir une indemnité d’hébergement jusqu’à la titularisation.

Attention au licenciement qui pourrait intervenir ultérieurement et ses conséquences (disponibilité pour retrouver du travail à distance, couverture des ASSEDIC, frais de déménagements qui seraient alors à votre charge…). Essayez d’obtenir un « golden parachute » minimum qui peut se ramener à une période de préavis un peu longue (trois à 6 mois) où vous serez déchargé de vos fonctions mais rémunéré.

Le « nec plus ultra » de la négociation est d’arriver à faire localiser le poste au mieux de votre propre intérêt. Dès lors que vos équipes sont délocalisées, ou que vous êtes en permanence dans les avions, votre « bureau » officiel peut être n’importe où, ou presque. J’ai connu un manager d’une multinationale de l’équipement informatique dont le prédécesseur américain avait son poste aux États–Unis avec une équipe sur les 5 continents, lui s’est fait basé à Paris avec son assistante à Francfort …

Plus vous aurez convaincu votre employeur que vous êtes « l’oiseau rare », plus vous serez en mesure de faire reconfigurer le poste en fonction de vos contraintes personnelles.

Francis Binoche

Francis Binoche est directeur au sein de Right Management Dirigeants, groupe de conseil en RH appartenant au groupe Manpower. Après une première carrière dans le secteur ancaire, ce consultant senior a rejoint Right Management où depuis 10 ans il accompagne et coache des cadres de haut niveau en mobilité externe, voire interne.

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